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Peter Rona

Peter Rona - Hommage

Chercheur
Etats-Unis

Si vous vous êtes rendus à une exposition d’art tribal au cours des dernières décennies, vous aurez peut-être aperçu – ou pas d’ailleurs – un homme calme et plutôt fluet aux yeux bleus curieux, occupé à examiner, minutieusement mais discrètement, chaque oeuvre exposée et à échanger des plaisanteries avec les marchands. Cet homme, c’était le Dr Peter Rona. On ne le devinait pas au premier regard, mais il était l’un des plus grands explorateurs des fonds marins et océanographes au monde, vouant également une véritable passion à l’art traditionnel issu de cultures du monde entier. Né à Trenton, dans le New Jersey, en 1934, Peter a manifesté très tôt un intérêt pour les roches et les minéraux, tout en étant avide de connaissances sur le monde qui l’entourait. Après avoir obtenu une licence à la Brown University et une maîtrise à Yale en géologie, il fit la connaissance de plusieurs océanographes qui se trouvaient à New York pour une conférence à la fin de l’année 1958. C’est en discutant avec eux qu’il se découvrit une passion pour l’océan – la dernière frontière sur terre, comme il l’appelait – et qu’il décida de consacrer sa vie à l’explorer. Il retourna à Yale et, après un passage dans un laboratoire océanographique à Columbia pour étudier la physique du son dans la mer, il obtint un doctorat en géologie marine et géophysique en 1967. Peu après, il travailla comme chercheur auprès de la National Oceanographic and Atmospheric Administration et, en 1994, comme professeur à la Rutgers University. Il a consacré toute sa carrière à explorer et cartographier les profondeurs de l’Atlantique à l’aide de dragues, de caméras, d’échosondeurs et de divers équipements de haute technologie, mais aussi au moyen d’observations personnelles réalisées en utilisant de petits bathyscaphes. Il a lui-même admis avoir probablement passé plus de temps dans des submersibles au fond de l’océan que n’importe quel autre océanologue. Son succès le plus retentissant fut en 1985 lorsqu’il découvrit avec son équipe des cheminées hydrothermales dans la dorsale médio-atlantique qui, outre leur énorme potentiel commercial, renfermaient un vaste écosystème abritant des formes de vie jamais vues auparavant et pouvant fournir des indices sur la formation de la vie sur Terre. Par la suite, entre 1999 et 2003, Rona et son confrère de Rutgers, Richard Lutz, travaillèrent comme directeurs scientifiques pour Volcanoes of the Deep Sea, un film au format IMAX explorant les cheminées sous-marines dans les océans Atlantique et Pacifique. Ce métrage a depuis lors été vu par cent soixante-cinq millions de spectateurs à travers le monde. Peter était très discret sur ses activités de collectionneur. Sa famille, d’ailleurs, n’en savait pas grand-chose, mais il a bâti un ensemble de plusieurs centaines d’oeuvres. Il était un visiteur assidu d’expositions et de galeries, importantes ou modestes, aux États-Unis et en Europe. Il ne cherchait pas des chefs-d’oeuvre, mais plutôt des objets porteurs de sens pour lui – découverts pendant ses voyages ou achetés à des marchands avec qui il s’était lié d’amitié, parfois simplement pour les aider à sortir d’une situation difficile. En cela, il était quelqu’un d’exceptionnellement gentil et généreux, des qualités que j’ai pu apprécier personnellement. Ayant appris mon penchant pour le café, il m’envoya pendant des années des colis contenant un mélange cubain, délicieux mais interdit de commerce, auquel il avait accès grâce à son réseau de contacts. Peter nous a quittés en février de cette année. Sa présence sereine nous manquera à tous, tant sur la terre que dans les profondeurs.

James J. Ross

James J. Ross

Collectionneur
Etats-Unis

Le nom de James Ross est bien connu du monde de l'art tribal comme celui d'un New-Yorkais ayant constitué l'une des plus belles collections privées d'art africain. La plupart des galeristes et marchands l'ont croisé à un moment ou un autre et ceux qui ont assisté récemment à une exposition d'art tribal aux États-Unis y ont certainement vu quelques-unes de ses pièces, toujours parmi les plus remarquables. James Ross a débuté sa collection sans objectif avoué ni thématique précise. L'artiste new-yorkais Chiam Gross était un ami de ses parents dont Ross connaissait bien la collection d'art africain qui était exposée dans son studio...

William Rubin

William Rubin - Hommage

Conservateur
Etats-Unis

Une figure marquante du monde de l'art du XXe siècle vient de nous quitter. William Stanley Rubin, ancien directeur du département des peintures et sculptures du MoMA de New York, est décédé dans sa maison de Pound Ridge, New York, le 22 janvier dernier. Il a été enterré sur le mont des Oliviers à Jérusalem. Rubin a joué un rôle clé dans la mise en place et le maintien de la politique muséale du MoMA auquel il a été associé pendant des années. Engagé par son directeur fondateur, Alfred H. Barr Jr., il intégra le département des peintures et sculptures en 1967 en tant que conservateur. Nommé directeur en 1973, il conserva sa place jusqu’à sa retraite en 1988. Alors que pour Barr la mission première du musée était de définir le modernisme (ou Art moderne), Rubin s’intéressa à l’expressionnisme abstrait et aux courants postérieurs, tout en supportant prudemment les concepts singuliers de l’institution. Il est à l’origine de nombreuses acquisitions d’oeuvres d’artistes reconnus et de la sélection rigoureuse qu’il insufflera aux collections du musée, travaillant en étroite collaboration avec les artistes, les collectionneurs et les marchands d’art du monde entier...

Patrick Sargos

Patrick Sargos - Hommage

Collectionneur
France

J’ai rencontré Patrick Sargos il y a 12 ans par l’intermédiaire de Renaud Riley qui m’avait demandé de lui confier quelques pièces pour les montrer à des collectionneurs. C’est suite à cela qu’une première rencontre eut lieu avec Patrick et Catherine Sargos dans ma galerie. Nous avions alors tellement discuté au sujet de ces pièces que je me suis demandé s’ils venaient vraiment pour un achat ou s’il s’agissait surtout de parler et d’échanger. En effet, leur goût esthétique s’accompagnait d’un intérêt pour la fonction de l’objet dans sa culture d’origine, attitude assez atypique chez les collectionneurs. C’est cette particularité qui a nourri notre relation pendant toutes ces années dans un constant échange autour des objets, avec Catherine et leur fils Nicolas. Peu de collectionneurs d’art africain ont voyagé en Afrique, moins encore y ont vécu...

Catherine & Patrick  Sargos

Catherine & Patrick Sargos

Collectionneur
France

D'où leur est venue cette passion viscérale, charnelle pour l'Afrique? Peut-être de ce passé familial et lointain, lorsque les ancêtres de Patrick, propriétaires agricoles et sylvicoles, s'installèrent au Congo à la fin du XIXe siècle. Mais c'est surtout leurs années de coopération passées en Mauritanie, puis à Dakar, qui ont peu à peu forgé le goût et l'oeil de ces deux collectionneurs qui aiment tourner le dos aux modes et choisir des "objets à contre-courant". Patrick et Catherine Sargos ne se définissent-ils pas, avant tout, comme des amoureux de l'Afrique et des aricains? Rencontre avec ce couple de passionnés au moment où la ville d'Agent expose un florilège de leurs plus belles pièces...

Karl-Ferdinand Schädler

Karl-Ferdinand Schädler

Auteur
Allemagne

Dr Karl-Ferdinand Schädler est bien connu pour ses importantes contributions au domaine de l’art africain. Les nombreux ouvrages dont il est l’auteur servent aujourd’hui de source documentaire de premier ordre pour les chercheurs et les collectionneurs. La vente de sa collection chez Sotheby’s New York en 1999 comprenait beaucoup de pièces fascinantes, dont l’importante herminette luba figurative, qui mérite sa place au panthéon des chefs-d’oeuvre. C’est un peu par hasard que Schädler s’est intéressé à l’art africain, à l’occasion de sa première mission en tant que conseiller économique en Côte-d’Ivoire en 1964. Accompagné de deux ingénieurs français, sa tache consistait à évaluer un nouveau projet de réseaux de communication pour le pays. La capitale de l’époque, Abidjan, était un carrefour pour l’art africain, parfaitement située entre le Liberia et le Cameroun. Il y fit connaissance de certains acteurs majeurs sur le terrain dont Samir Borro qui possédait une petite galerie à l’époque...

Richard Scheller

Richard Scheller

Chercheur
Etats-Unis

Durant près de trente ans, Richard Scheller a bâti une collection d’art africain renommée, tant par son ampleur que par sa qualité. D’abord professeur de sciences biologiques à l’université de Stanford, puis, depuis treize ans maintenant, vice-président responsable de la recherche chez le géant de la biotechnologie Genentech, Richard a conservé un train de vie relativement modeste dans la maison qu’il occupe avec sa femme Sue dans la baie de San Francisco, mais leur salon regorge de chefs-d’oeuvre africains. Si vous n’avez pas eu le bonheur de les admirer chez eux, vous aurez l’occasion de les voir prochainement lors de l’exposition Embodiments: Masterworks of African Figurative Sculpture au de Young Museum à San Francisco, qui se tiendra du 31 janvier au 5 juillet 2015. Nous avons eu le plaisir de bavarder récemment avec Richard à propos de sa collection et de son intérêt pour l’art africain.

Tobias Schneebaum

Tobias Schneebaum - Hommage

Artiste
Etats-Unis

Tobias Schneebaum, un homme merveilleux, éprouvant un amour sans égal pour les populations et la culture asmat, est décédé le 20 septembre 2005 à Great Neck, New York. Tobias était artiste et sa dévotion pour les Asmat lui a permis de révéler la profondeur véritable de leur culture comme personne d’autre ne l’avait fait. Il rédigea et collabora à plusieurs ouvrages expliquant leur culture matérielle et leurs nombreux styles régionaux. Le musée de la culture Asmat de Agats, qu’il aida à cataloguer sa collection, est un musée indigène véritablement connecté à la vie des populations locales. L’importante série des Asmat Sketch Books, agrémentés des superbes dessins de Tobias, célèbre d’une façon exceptionnelle ces populations et cet art qu’il a tant aimés. Pour dévoiler au monde la culture asmat, Tobias fit découvrir à d’innombrables groupes de touristes avertis un peuple venant à peine d’émerger d’une époque qui précéde de 20 000 ans la nôtre...

Ladislas & Helena Segy

Ladislas & Helena Segy

Collectionneur
Etats-Unis

Elle réside dans une rue aux arbres majestueux, du côté de Manhattan et son visage est bien connu des amateurs d’art tribal de New York. En effet, son nom est associé au fameux africaniste Ladislas Segy (1904-1988). Aujourd’hui, elle est entourée de ce qu’ils considéraient comme leur « famille », une collection remarquable d’art africain. Helena Segy est née au Brésil et a partagé pendant trente-cinq ans la vie passionnée de son mari Ladislas, marchand, collectionneur, chercheur et écrivain. Vive et enthousiaste, elle vous accueille chez elle avec une tête fang et une figure de reliquaire kota. L’art africain occupe la totalité de l’appartement. Chaque pièce semble avoir un espace qui lui est dédié. Elle est aussi entourée de sculptures de Arman et Lipschitz ou encore de portraits à l’encre de Mondrian. Plus que des oeuvres d’art, ce sont les souvenirs d’amis et de rencontres...

Mohammed bin Ali Al-Thani Sheikh Saoud

Mohammed bin Ali Al-Thani Sheikh Saoud - Hommage

Collectionneur
Qatar

Pays étonnant que le Qatar : à peine un confetti sur un atlas de géographie, mais qui exerce un rayonnement et une influence planétaires. Une volonté d’excellence et de dépassement dans le chef de ses élites pour la gouvernance de leur pays, un état d’esprit devenu trop rare en Occident. Proche parent de l’Emir actuel, Sheikh Saoud, incarnait parfaitement cette remarque liminaire. L’on peut dire sans exagération qu’il était habité d’une vocation et d’un véritable don. Il vivait pour l’art et fut sans aucun doute le plus grand collectionneur de son époque. Mais il ne fut pas que cela. Trop souvent en effet, les collections privées sont des créations éphémères qui ne débouchent sur rien et se dissolvent à la mort de leur propriétaire. Au contraire, Sheikh Saoud laisse derrière lui une oeuvre certes inachevée – vu sa disparition prématurée – mais très considérable. Les moyens colossaux mis à sa disposition par l’Etat qatari, du temps où il était en charge du Ministère de la Culture, son talent, sa rapidité de décision lui ont permis d’assembler pour son pays en un temps record des collections structurées d’importance mondiale, autant de préludes à la création de musées qui auraient dû faire très rapidement de Doha la métropole culturelle insurpassée du Moyen-Orient. 2005 marque – hélas – l’arrêt de ses fonctions et le gel de quantités de projets culturels extraordinaires et uniques en leur genre. Téléchargez le pdf pour lire l'intégralité de l'hommage.