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Steffen Patzwahl

Steffen Patzwahl

Collectionneur
Belgique

Nous sommes une dizaine de personnes à faire la queue pour entrer. J’entends les cris de paons et de perroquets au loin, l’odeur de la nature et des fl eurs embaume l’air printanier. Après quelques minutes, Steffen fait son apparition. Sa poignée de main ferme et chaleureuse, sa démarche assurée et son large sourire empreint de sincérité nous invitent à le suivre. Sa maison se trouve à quelques mètres de l’entrée de Pairi Daiza, le célèbre parc animalier situé à quelques kilomètres de la ville de Mons en Belgique et détenteur depuis peu du titre de meilleur zoo européen. En passant la porte de chez lui, j’ai l’impression d’entrer dans un merveilleux palais pourvu de mille trésors. Des sculptures insolites côtoient des luminaires féériques. Une collection de korwars orne la cheminée et des statuettes de Bouddha sont lovées dans le creux d’un mur aux côtés de cartes anciennes. Un ensemble de têtes réduites élégamment alignées sur le buffet font écho aux statues de Nouvelle-Guinée et boucliers d’Australie installés dans chaque recoin de la pièce. Face à la bibliothèque débordant de livres de voyages exotiques, un superbe albatros semble s’envoler au-dessus de nos têtes. En fond sonore, résonnent des chants grégoriens qu’il nous dira plus tard affectionner particulièrement. Cette ambiance inédite invite indubitablement à la confidence.

Javier Peres

Javier Peres

Collectionneur
Cuba

Dans une discipline hantée par l’éternelle question : « Pourquoi n’y a-t-il pas plus de jeunes collectionneurs ? », Javier Peres sort du lot car, à peine entré dans la quarantaine, il est précisément un jeune collectionneur, qui plus est extrêmement actif et vouant une passion hors du commun à l’art africain. Sa galerie d’art contemporain, Peres Projects, établie aujourd’hui à Berlin, participe à peu près à tous les salons d’art dignes de ce nom. Elle s’est développée progressivement, d’abord à San Francisco, puis à Los Angeles, New York et Athènes. Où qu’il fût, Peres a toujours fait parler de lui sur la scène artistique internationale en raison de ses choix audacieux et de son intransigeance dans l’exercice de son métier. Au fi l des années, il a exposé des artistes de renom comme Terence Koh, Bruce LaBruce, Assume Vivid Astro Focus, Joe Bradley, Dan Colen, Dash Snow, Agathe Snow, Kirstine Roepstorff, Alex Israel, David Ostrowski, Brent Wadden, Leo Gabin et Mark Flood. Les oeuvres de ses artistes ont été présentées notamment à la Biennale de Venise, la Whitney Biennial, la Tate Triennial et la Biennale de Sao Paulo. Si son travail dans le domaine de l’art contemporain est acclamé – et parfois décrié – dans le monde de l’art, son rapport à l’art africain est relativement méconnu, bien qu’il fasse depuis longtemps partie de sa vie et de sa perception esthétique. Nous lui avons récemment rendu visite dans son très bel appartement de Berlin. Autour d’un thé servi dans une tasse Peter Shire, nous avons évoqué la remarquable collection d’art africain partageant harmonieusement l’espace avec des tableaux grand format de peintres contemporains majeurs dont Peres a, pour la plupart, lancé la brillante carrière.

Pierluigi Peroni

Pierluigi Peroni

Collectionneur
Italie

Connu d’un cercle d’amateurs éclairés, l’amour sans mesure de Pierluigi Peroni pour les oeuvres d’art africaines de petite taille est de notoriété publique depuis la parution, en août 2015, de l’ouvrage Micromonumentalité (5 Continents Editions) consacré à sa collection. Plus récemment, au printemps 2016, une sélection de trois cents objets lui appartenant a été présentée au public lors d’une exposition temporaire à la Jagiellonian Library de Cracovie, accompagnée d’un catalogue intitulé Small, Hidden World of Africa. L’intérêt était donc grand de connaître l’homme et de l’interroger sur sa passion. L’occasion se présenta à Paris à l’automne dernier, et la conversation fut animée dès la première seconde ! Tribal Art magazine : Vous êtes originaire d’Italie, pays relativement peu porté sur l’art tribal. Comment y avez-vous développé un intérêt pour l’art africain ? Pierluigi Peroni : Je suis né à Gallarate, dans la province de Varese, mais ce n’est pas en Italie que j’ai découvert l’art africain. J’y suis arrivé à travers le voyage. Jeune enfant, alors que je n’avais que cinq ou six ans, j’ai commencé à accompagner en Afrique mon grand-père, qui était chasseur. Pendant longtemps, nous y sommes allés deux ou trois fois par an. C’est ainsi que nous avons sillonné l’Afrique du Sud, la Namibie, le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda, le Botswana, le Zimbabwe, le Congo, le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad et j’en passe !

Marc  Petit

Marc Petit

Collectionneur
France

A l'heure où le musée du quai Branly epose les vingt-deux masques primitifs du Népal offerts en 2003 par l'écrivain Marc Petit, nous avons souhaité éclairer la personnalité de ce collectionneur généreux et hors-normes. Cer dernier nous a ainsi accueilli dans son appartement parisien du XIVe arrondissement, au milieu de ses monnaies gauloises, de ses livres, de ses tissus, de ses masques, sans oublier ses boîtes de papillons !...

Bruno Piazza

Bruno Piazza - Hommage

Artiste
Indonésie

Un ami est parti. Comme il a vécu, dignement, honorablement et comme il l’avait décidé. Son sourire a glissé une dernière fois entre deux eaux balinaises, sans fanfare ni public. Il a disparu pour ne nous laisser que le souvenir de son exi- gence esthétique et son élégance charmeuse. Tout son itinéraire, de Sciences Po et la diplomatie à la photographie, de l’Art nouveau à l’Art tribal, a dessiné un chemin à travers le monde et le temps. Un sillon semé d’amitiés, de joies partagées, d’amours conservées. Il a su trouver et toucher les gens sensibles à son goût, nous a montré ce dont l’homme est capable s’il s’en donne la peine, tout en restant un hôte toujours géné- reux, compatissant sans condescendance et rayonnant d’intelligence et de culture...

Bérengère Primat

Bérengère Primat

Organisateur d'expositions
Suisse

Nichée dans le Haut-Plateau de Crans- Montana en Suisse, la Fondation Pierre Arnaud de Lens (Suisse) vient d’ouvrir ses portes à l’Australie, avec une magnifique exposition : "Art aborigène. Territoire du Rêve", qui restera à l’affiche jusqu’au 20 mai 2018. Derrière cette initiative sans précédent dans la région et composée de plus de cent oeuvres se trouve Bérengère Primat, une femme dont la sensibilité pour la culture est inscrite dans l’ADN familial. C’est de sa voix douce et posée qu’elle nous a raconté, lors de la première interview qu’elle a accepté de donner, sa relation particulière à l’art aborigène australien. Son histoire est aussi intéressante que touchante, le résultat de son engagement : la preuve qu’amour, humilité et détermination peuvent être à l’origine d’incroyables expériences humaines, et artistiques aussi...

Enrico Prometti

Enrico Prometti - Hommage

Artiste
Italie

Enrico était un explorateur passionné des arts. Sa vie était vouée à son travail d’artiste peintre et de sculpteur, en constante évolution, mais elle était profondément marquée par sa rencontre avec les cultures tribales et plus particulièrement celle des Dogon. J’ai apprécié l’enthousiasme d’Enrico pour les arts premiers mais je me suis lié d’amitié avec l’homme fasciné par toutes sortes de créations. J’ai admiré son travail d’artiste et son incroyable capacité d’innovation. Qu’il s’agisse d’une peinture abstraite ou d’un collage, d’un bloc de granit ou d’une délicate aquarelle, Enrico relevait le défi ! Ses sources d’inspiration étaient multiples : le primitivisme, les arts premiers et surtout l’art et la cosmologie dogon. En tant que collectionneur, Enrico aimait relever des défis...

Paul Rabut

Paul Rabut

Collectionneur
Etats-Unis

La Merrit Parkway commence à 20 miles au sud de Hartford dans le Connecticut et se situe à une heure de chez Paul Rabut à Westport. Il ne s'agit pas d'une autoroute classique mais d'une route sinueuse très particulière avec des ponts art déco, bordée d'arbres majestueux qui surplombent le terre-plein central en le couvrant d'ombre. C'est toujours avec un émoi et un sentiment d'anticipation croissants que je l'ai empruntée, comme aspiré par un tunnel me conduisant vers le monde mystérieux de Paul. A la manière d'un magicien, Paul orchestrait nos rencontres. Je ne savais jamais quels objets fabuleux j'allais découvrir, ni ceux qu'il allait me proposer. Il me montrait rarement tout ce qu'il avait, préférant sortir quelques pièces de choix tout en en gardant d'autres cachées pour pouvoir m'éblouir plus tard...

François Raty

François Raty

Collectionneur
Belgique

Depuis quinze ans, François Raty, médecin à Liège, passionné d’art africain, a rassemblé plus de cinq cents pipes et fourneaux de pipes, originaires de presque toute l’Afrique subsaharienne. Cette collection thématique, unique en son genre, étonne par la diversité des formes et des matières, mais également par la richesse de son iconographie et la qualité de sa sculpture...

J. Richard Simon

J. Richard Simon - Hommage

Collectionneur
Etats-Unis

« Il convient de souligner », écrit le Dr Rowland Abiodun, « que les Yoruba désignent toujours les jumeaux défunts comme ‘ayant voyagé’ et jamais comme ‘morts’ ». La référence évoque instantanément la manière dont la mort en Afrique et dans de nombreuses autres régions du monde ouvre la voie à un mouvement prolongé et à l’interaction, et non à l’immobilisme, et permet d’expliquer son rôle en tant que vecteur de création artistique. Dans ce cas particulier, le voyage est directement lié à la dimension éternelle de l’esprit jumeau yoruba, qui devient l’orisa, l’esprit divin. Après le décès du Dr J. Richard Simon au printemps dernier et le don de sa ollection d’ere ibeji au University of Iowa Stanley Museum of Art, je me console en me disant que Dick (comme il aimait se faire appeler) savait que sa collection répondait à ce principe, dans le sens où le fait de la donner (de la faire voyager, en somme) assurait un héritage bien vivant. Pas simplement son propre héritage en tant que fervent collectionneur d’art au goût très sûr (ce qui est effectivement le cas), mais l’héritage d’interactions soutenues avec les objets de sa collection, à travers des expositions et des programmes mis en place au Stanley Museum of Art.
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