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Charles & Valérie Diker

Charles & Valérie Diker

Collectionneur
Etats-Unis

Le 4 octobre dernier a marqué un tournant pour le Metropolitan Museum of Art de New York. Ce jour-là, l’art amérindien historique a intégré l’aile américaine du musée dans une nouvelle installation, Art of Native America: The Charles and Valerie Diker Collection. Cette présentation est la première exposition importante d’art autochtone à être installée dans l’aile américaine, consacrée à l’art euro-américain depuis sa création en 1924. Cette initiative, menée en grande partie par les collectionneurs et philanthropes new-yorkais Charles et Valerie Diker, est significative en ce sens que l’art autochtone n’a pas été relégué dans sa propre galerie mais est désormais présenté sur un pied d’égalité avec la peinture euro-américaine, la sculpture et les arts décoratifs, formant ainsi un panorama complet des arts du continent nord-américain. Comme le disent succinctement les Diker, les pièces sont présentées « comme de l’art américain plus que comme de l’art tribal ». Cliquez sur "PDF" pour lire l'article complet.

Martin Wright

Martin Wright - Hommage

Collectionneur
Pays non communiqué

Né en 1930 durant la Grande Dépression, Martin Wright n’a jamais considéré ses succès comme acquis. Travailleur acharné, il a étudié le droit et l’administration des entreprises avant de se spécialiser en droit fiscal, ce qui l’a conduit à une brillante carrière d’avocat et de comptable agréé. Marié à Faith-Dorian, une artiste qui adorait et collectionnait les arts amérindiens, africains et océaniens, Martin s’est engagé dans l’acquisition d’une forme d’art qui ne lui était pas familière au début. Cependant, il s’est efforcé d’acquérir le meilleur dans ces domaines, devenant finalement un collectionneur amoureux et hautement qualifié. Suivant son sens de l’aventure et son intérêt philosophique pour l’art, Martin a voyagé de l’Île de Pâques au Mali, de l’Alaska à Bali, et dans de nombreuses autres contrées mais, par principe, ses acquisitions ont toujours été faites en Europe et aux États-Unis. Ensemble, Faith-Dorian et lui sont devenus des membres influents des comités de collection de grands musées, parmi lesquels le Musée d’Israël, pour lequel Martin a oeuvré sans relâche et bénévolement afin d’enrichir son fonds d’art africain, océanien et de la Côte nord-est américaine. Martin devint conservateur honoraire principal du département AOA du musée. (...) Retrouvez l'intégralité de l'hommage dans le numéro hiver 2018 de Tribal Art magazine (T90).

Steffen Patzwahl

Steffen Patzwahl

Collectionneur
Belgique

Nous sommes une dizaine de personnes à faire la queue pour entrer. J’entends les cris de paons et de perroquets au loin, l’odeur de la nature et des fl eurs embaume l’air printanier. Après quelques minutes, Steffen fait son apparition. Sa poignée de main ferme et chaleureuse, sa démarche assurée et son large sourire empreint de sincérité nous invitent à le suivre. Sa maison se trouve à quelques mètres de l’entrée de Pairi Daiza, le célèbre parc animalier situé à quelques kilomètres de la ville de Mons en Belgique et détenteur depuis peu du titre de meilleur zoo européen. En passant la porte de chez lui, j’ai l’impression d’entrer dans un merveilleux palais pourvu de mille trésors. Des sculptures insolites côtoient des luminaires féériques. Une collection de korwars orne la cheminée et des statuettes de Bouddha sont lovées dans le creux d’un mur aux côtés de cartes anciennes. Un ensemble de têtes réduites élégamment alignées sur le buffet font écho aux statues de Nouvelle-Guinée et boucliers d’Australie installés dans chaque recoin de la pièce. Face à la bibliothèque débordant de livres de voyages exotiques, un superbe albatros semble s’envoler au-dessus de nos têtes. En fond sonore, résonnent des chants grégoriens qu’il nous dira plus tard affectionner particulièrement. Cette ambiance inédite invite indubitablement à la confidence.

Ezio Bassani

Ezio Bassani - Hommage

Collectionneur
Italie

APRÈS UNE BRÈVE MALADIE, Ezio Bassani, doyen des africanistes italiens, nous a quittés par une chaude journée au début du mois d’août 2018. Il allait avoir quatre-vingt quatorze ans. Il était fatigué, mais alerte et travaillait encore à la conception d’une nouvelle exposition quelques jours avant sa mort. Bassani est resté égal à lui-même jusqu’à la fin : passionné, engagé et intransigeant, « partisan » des valeurs universelles qu’on trouve dans les manifestations artistiques du continent noir. Bassani a d’ailleurs été un véritable partisan, rejoignant tout jeune la résistance contre le nazisme et le fascisme au cours des dernières années de la guerre. Aux côtés des jeunes combattants qui se sont retrouvés comme lui dans les montagnes, il rêvait d’un avenir meilleur et différent pour l’Italie, ouvert aux préoccupations du monde. C’est dans ces circonstances dramatiques qu’il a fait la connaissance d’Edmea, partisane aussi, qui allait devenir son épouse, sa muse et sa compagne pendant soixante-dix ans. Il n’était pas encore amoureux de l’art africain, mais cette expérience l’a marqué, a forgé son caractère et a définitivement façonné sa nature. Après la guerre, Bassani a fréquenté l’univers des artistes et c’est ainsi, presque par hasard, qu’il a découvert l’art africain. Un coup de foudre immédiat, passionné, physique et total. Autodidacte, il a essayé de s’orienter dans cette discipline pratiquement inconnue en Italie. Il s’est informé, a fait des observations, des erreurs, et a progressé jusqu’à ce qu’il trouve sa voie. L’occasion lui a été offerte au milieu des années 70 par Carlo Ludovico Ragghianti, célèbre critique d’art, qui lui a ouvert les portes de l’Université internationale d’art de Florence et qui l’a orienté vers l’histoire des collections publiques et privées, en particulier les collections anciennes. (...) Retrouver l'intégralité de l'hommage dans le numéro hiver de Tribal Art magazine (T90).

Raoul Lehuard

Raoul Lehuard

Auteur
France

Nous sommes plusieurs, depuis des années, à vouloir donner un coup de chapeau à Raoul Lehuard, d’une manière simple, juste pour lui montrer notre affection et notre respect. Le temps passe et rien ne se fait. Aussi je profite de l’occasion qui m’est offerte ici pour parler de mon ami Raoul, de sa passion qu’il nous a fait partager pendant des années, dans sa revue Arts d’Afrique noire, ce fameux magazine, qui a vu le jour en mars 1972, et qui a, sans aucun doute, fait connaître et aimer le continent africain et ses anciennes coutumes à nombre d’entre nous. A.A.N. fit son apparition au bon moment, alors que le public était prêt à se laisser séduire par ces formes d’expressions artistiques...

Liliane & Michel Durand-Dessert

Liliane & Michel Durand-Dessert

Collectionneur
France

Fragments du Vivant : de corps sculptés, de l’art d’un continent, d’une passion de collectionneurs... L’exposition qu’accueille La Monnaie de Paris du 10 au 24 septembre dans le cadre du Parcours des mondes 2008, en résume à elle seule l’esprit, orienté vers la recherche et l’élaboration du goût pour l’objet tribal. Fragments du Vivant dévoile, à travers près de cent cinquante sculptures singulières de divers pays d’Afrique, une approche intime de la forme artistique, constamment interrogée et célébrée...

Tim Hunt

Tim Hunt - Hommage

Marchand
Etats-Unis

Tim Hunt a récemment ré-émergé dans le monde de l’art tribal en tant que marchand d’art africain et océanien basé à New York. «Ré-émergé», car il avait débuté sa carrière au département d’art tribal de Christies à Londres en 1980 où il a travaillé avec Hermione Waterfield et Bill Fagg. Il a quitté Christie’s en 1986 pour un long séjour à la Andy Warhol Foundation for the Visual Art à New York où, pendant près de trente ans, il a été conservateur en chef et a dirigé les ventes des oeuvres d’art de Warhol de la fondation. Tout au long de son parcours au sein de la scène artistique contemporaine, qui comprenait sa participation à d’importantes foires d’art annuelles comme Art Basel, Frieze et Maastricht, Tim a conservé un intérêt pour l’art tribal et prenait régulièrement le temps de visiter des foires tribales internationales à New York, Paris, Bruxelles et San Francisco. Tout en aimant sa vie proche de Warhol, le coeur de Tim était lié aux gens et à l’art qu’il avait initialement connus à Londres...
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Jean Paul Barbier-Mueller

Jean Paul Barbier-Mueller - Hommage

Collectionneur
Suisse

Jean Paul, quand je relis les centaines de mails que tu m’as envoyés, j’ai peur que ma faible prose ne te fasse sourire. Car dans ce que tu m’écrivais, on y trouvait tout : des connaissances bibliques, littéraires et artistiques, des commentaires précieux, de l’humour souvent, de la férocité parfois. Tes jugements sur nos passions communes, sur les marchands, les collectionneurs, les maisons de vente étaient autant attendus que redoutés. Il étaient toujours pertinents. Ton superbe magazine Arts et Cultures n’était que le refl et de son fondateur et ces deux mots te collaient à la peau, c’était toi. Ton fi ls Gabriel écrivait à propos de son exposition sur les samouraïs que ceux-ci voulaient enseigner aux jeunes l’honneur, la bienveillance, la loyauté, l’écriture et la poésie. Tout cela, tu l’as fait comme collectionneur, comme directeur de musée, comme commissaire d’exposition et chercheur mais, aussi et surtout, comme ami.

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