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Luciano Lanfranchi

Luciano Lanfranchi

Collectionneur
Italie

L’homme d’affaires italo-suisse Luciano Lanfranchi est un fervent collectionneur d’art depuis plus de quarante ans. Entouré de peintures et de sculptures provenant des quatre coins du monde, Luciano a une approche très personnelle de la collection. En matière d’art tribal, il souligne l’importance d’être bien préparé pour faire les bons choix. Tribal Art Magazine : La première fois que nous nous sommes rencontrés il y a vingt ans, vous possédiez une merveilleuse collection d’art moderne, ainsi qu’une très belle collection d’art africain traditionnel, comprenant notamment quelques chefs-d’oeuvre connus, comme la fi gure Hemba de Blanckaert. Comment êtes-vous arrivé aux arts d’Afrique ? Luciano Lanfranchi : Ma relation avec l’art africain (et l’art « primitif » en général) a débuté en 1984 à New York, après avoir vu la légendaire exposition du MoMA “Primitivism” in 20th Century Art. J’ai été à la fois fasciné et déconcerté par cette exposition !

Javier Peres

Javier Peres

Collectionneur
Cuba

Dans une discipline hantée par l’éternelle question : « Pourquoi n’y a-t-il pas plus de jeunes collectionneurs ? », Javier Peres sort du lot car, à peine entré dans la quarantaine, il est précisément un jeune collectionneur, qui plus est extrêmement actif et vouant une passion hors du commun à l’art africain. Sa galerie d’art contemporain, Peres Projects, établie aujourd’hui à Berlin, participe à peu près à tous les salons d’art dignes de ce nom. Elle s’est développée progressivement, d’abord à San Francisco, puis à Los Angeles, New York et Athènes. Où qu’il fût, Peres a toujours fait parler de lui sur la scène artistique internationale en raison de ses choix audacieux et de son intransigeance dans l’exercice de son métier. Au fi l des années, il a exposé des artistes de renom comme Terence Koh, Bruce LaBruce, Assume Vivid Astro Focus, Joe Bradley, Dan Colen, Dash Snow, Agathe Snow, Kirstine Roepstorff, Alex Israel, David Ostrowski, Brent Wadden, Leo Gabin et Mark Flood. Les oeuvres de ses artistes ont été présentées notamment à la Biennale de Venise, la Whitney Biennial, la Tate Triennial et la Biennale de Sao Paulo. Si son travail dans le domaine de l’art contemporain est acclamé – et parfois décrié – dans le monde de l’art, son rapport à l’art africain est relativement méconnu, bien qu’il fasse depuis longtemps partie de sa vie et de sa perception esthétique. Nous lui avons récemment rendu visite dans son très bel appartement de Berlin. Autour d’un thé servi dans une tasse Peter Shire, nous avons évoqué la remarquable collection d’art africain partageant harmonieusement l’espace avec des tableaux grand format de peintres contemporains majeurs dont Peres a, pour la plupart, lancé la brillante carrière.

Pierluigi Peroni

Pierluigi Peroni

Collectionneur
Italie

Connu d’un cercle d’amateurs éclairés, l’amour sans mesure de Pierluigi Peroni pour les oeuvres d’art africaines de petite taille est de notoriété publique depuis la parution, en août 2015, de l’ouvrage Micromonumentalité (5 Continents Editions) consacré à sa collection. Plus récemment, au printemps 2016, une sélection de trois cents objets lui appartenant a été présentée au public lors d’une exposition temporaire à la Jagiellonian Library de Cracovie, accompagnée d’un catalogue intitulé Small, Hidden World of Africa. L’intérêt était donc grand de connaître l’homme et de l’interroger sur sa passion. L’occasion se présenta à Paris à l’automne dernier, et la conversation fut animée dès la première seconde ! Tribal Art magazine : Vous êtes originaire d’Italie, pays relativement peu porté sur l’art tribal. Comment y avez-vous développé un intérêt pour l’art africain ? Pierluigi Peroni : Je suis né à Gallarate, dans la province de Varese, mais ce n’est pas en Italie que j’ai découvert l’art africain. J’y suis arrivé à travers le voyage. Jeune enfant, alors que je n’avais que cinq ou six ans, j’ai commencé à accompagner en Afrique mon grand-père, qui était chasseur. Pendant longtemps, nous y sommes allés deux ou trois fois par an. C’est ainsi que nous avons sillonné l’Afrique du Sud, la Namibie, le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda, le Botswana, le Zimbabwe, le Congo, le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad et j’en passe !

Jean Paul Barbier-Mueller

Jean Paul Barbier-Mueller - Hommage

Collectionneur
Suisse

Jean Paul, quand je relis les centaines de mails que tu m’as envoyés, j’ai peur que ma faible prose ne te fasse sourire. Car dans ce que tu m’écrivais, on y trouvait tout : des connaissances bibliques, littéraires et artistiques, des commentaires précieux, de l’humour souvent, de la férocité parfois. Tes jugements sur nos passions communes, sur les marchands, les collectionneurs, les maisons de vente étaient autant attendus que redoutés. Il étaient toujours pertinents. Ton superbe magazine Arts et Cultures n’était que le refl et de son fondateur et ces deux mots te collaient à la peau, c’était toi. Ton fi ls Gabriel écrivait à propos de son exposition sur les samouraïs que ceux-ci voulaient enseigner aux jeunes l’honneur, la bienveillance, la loyauté, l’écriture et la poésie. Tout cela, tu l’as fait comme collectionneur, comme directeur de musée, comme commissaire d’exposition et chercheur mais, aussi et surtout, comme ami.

Georges Meurant

Georges Meurant

Artiste
Belgique

À quatorze ans je supportais mal des études gréco-latines très strictes. Mon père m’a invité à me distraire en dessinant le soir dans une école d’art. Je peignais l’année suivante. J’étais enseignant en art à vingt et un ans. En 1977 j’ai découvert chez Joseph Henrion, un sculpteur collectionneur de Ba-Kongo, deux broderies shoowa (RDC) dont la prégnance m’a fasciné. J’ai voulu comprendre leurs tracés géométriques. J’en verrai douze mille, j’en posséderai quelques centaines. L’année suivante, visitant le musée du Caire, j’ai pu me faire ouvrir des vitrines en sous-sol où s’entassent des petites sculptures archaïques, j’allais dire tribales, fendillées jusqu’au coeur si fi nement que leurs fûts absorbaient la lumière comme le feraient de sombres velours. J’ai pensé à l’Afrique noire dont je n’avais pas vraiment regardé les oeuvres. Henrion m’a présenté aux acteurs bruxellois du marché des arts premiers – Willy Mestach, Pierre Dartevelle, Marc Leo Félix, Philippe Guimiot, Martial Bronsin notamment. J’ai acheté des sculptures oubanguiennes mi-abstraites mi- expressionnistes, un art naissant. J’aime les débuts.

François Boulanger

François Boulanger

Collectionneur
Belgique

Pour François Boulanger, dont la silhouette bonhomme est connue de tous les marchands belges, « les collectionneurs ne sont pas prêts à apprécier à leur juste valeur les petites pièces ethnographiques ». C’est ainsi qu’il qualifie, avec la plus grande humilité, les oeuvres de sa collection aussi atypique qu’exceptionnelle. Au cours des vingt-cinq dernières années, soutenu par sa femme Françoise (pétillante compagne que bien des collectionneurs lui envieraient pour sa dévotion sans limite à la cause de la collection), François Boulanger a amassé pas moins de neuf cents oeuvres africaines. « Mais ce ne sont que de petits objets » se défend-il immédiatement, « des instruments de musique, cinq cents sanza – à une époque j’en ai possédé presque autant que Tervuren –, mais aussi des tambours, des sifflets »...

James W. Reid

James W. Reid - Hommage

Chercheur
Pays non communiqué

Le colonel James W. Reid nous a quittés en décembre 2016 à l’âge de quatre-vingt-trois ans. Il était un offi cier de l’armée américaine à la retraite qui s’était vu décerner la Legion of Merit pendant la guerre du Vietnam pour sa conduite exceptionnelle et le rôle clé qu’il avait joué lors de l’opération Vesuvius, une action clandestine menée par le général Westmorland au Cambodge en 1967-1968. Si son parcours a été jalonné de nombreux succès, les lecteurs de ce magazine, auquel il avait souvent contribué, se souviendront sans doute davantage de lui comme l’un des plus éminents spécialistes du monde en matière de textiles péruviens. Loin de s’intéresser uniquement à ce domaine, il s’était spécialisé dans l’art, l’archéologie, l’histoire, la religion, la sociologie et les institutions politiques de l’Amérique du Sud préhispanique, et s’efforçait de porter ces sujets à l’attention du grand public, souvent en se servant de l’art contemporain pour exprimer ses points de vue. Diplômé du Winchester College, une institution anglaise vieille de six cents ans, de l’université de Princeton (Bachelor of Arts) et de l’université de Stanford (Master of Arts), il avait également fréquenté l’Institut des sciences politiques et l’Académie des beaux-arts à Paris et entrepris un doctorat à l’université de Buenos Aires.

Seward Kennedy

Seward Kennedy - Hommage

Collectionneur
Royaume-Uni

Ma première rencontre avec Seward Kennedy remonte à la fi n de l’année 1988, quand j’ai commencé à travailler pour Bonhams à Londres. Nous sommes devenus amis peu de temps après. Nous partagions tous deux la même passion pour les objets ethnographiques, mais également pour l’atmosphère conviviale et l’esprit de camaraderie qui régnaient sur Portobello Road les samedis matins. À l’époque, Seward achevait sa période de collectionneur vorace. Il avait pratiquement fait le tour de la question et estimait que la corne d’abondance était en train de se vider. Lorsque j’ai quitté Bonhams quelques années plus tard, Seward m’a dit que si j’avais un jour besoin d’objets à vendre, je pouvais l’appeler et il verrait de quoi il pourrait se séparer. Comme il habitait au coin de ma rue sur Gledhow Gardens à South Kensington, je pouvais passer chez lui quand bon me semblait. Je me souviens très bien de l’une de nos premières transactions. J’avais un client qui recherchait des fi gures ibeji, et Seward m’informa qu’il en possédait « quelques exemplaires ». Nous avons donc fi xé un rendez-vous et Seward est arrivé chargé de deux sacs remplis d’ibeji, peut-être une douzaine de paires en tout. Nous nous sommes mis d’accord sur les prix et, plus tard dans la soirée, mon client nous a rejoints. Comme les ibeji étaient d’excellente qualité et que leurs prix étaient raisonnables, il les acheta pratiquement tous. Le paiement fut rapide et Seward était satisfait. Je n’avais aucune idée du nombre d’ibeji qu’il possédait, mais lorsque ce même client est revenu à Londres par la suite, j’ai de nouveau fait appel à Seward qui, comme convenu, m’a proposé de nombreuses autres fi gures que je n’aurais aucun mal à vendre. Cela a duré plusieurs années… Au total, j’ai certainement dû vendre plus d’une centaine d’ibeji par son intermédiaire.... (Cliquez sur "PDF" pour lire l'intégralité de l'hommage).

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