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Célestin Clamra

Célestin Clamra

Collectionneur
Etats-Unis

Dans l’interview suivante, Clamra Célestin nous parle de son engagement de toute une vie dans l’art tribal africain, de son enfance au Tchad et de sa vie actuelle à New York et Paris. Ses premières expériences avec l’art comme instrument de guérison dépassent le champ de ce que les collectionneurs expérimentent généralement. Et ses observations sur les perspectives du collectionneur africain nous donnent matière à réflexion. La vie de Clamra comme collectionneur est sans nul doute un cas d’étude. Depuis ses premières années à acheter de la sculpture africaine contemporaine afin de satisfaire un goût pour l’art jusqu’à sa connaissance pointue de l’art tribal africain, son histoire contient plus de choses que nous n’en pouvons raconter ici. Comme pour beaucoup d’entre nous, il y a eu un moment décisif après lequel il a été à même de reconnaître l’art traditionnel. Dans son cas, cela s’est produit durant son apprentissage avec le célèbre collectionneur Werner Muensterberger. La détermination de Clamra comme collectionneur et gardien des ancêtres l’a libéré des conflits souvent rencontrés sur le chemin de tout collectionneur d’art tribal. Ses mémoires doivent paraître en anglais fin 2017 aux éditions Ohio University Press. La version française, "Fils du ciel : de Kindiri à Manhattan", a été publiée par l’Harmattan à Paris en 2011. Découvrez l'intégralité de l'interview de Clamra Célestin en téléchargeant le PDF ci-dessous ou rendez-vous sur https://youtu.be/Nswxxej4ioA pour en savoir plus!

Faith-dorian Wright

Faith-dorian Wright - Hommage

Collectionneur
Etats-Unis

Passionnée par l’art et dotée d’une grande énergie artistique, Faith-dorian Wright est née à Brooklyn, où elle a grandi avec un goût pour l’art inculqué par sa mère. Déjà reconnue pour son talent artistique au lycée, elle a été acceptée dans un programme spécial de New York pour les enfants doués, le premier de son genre à l’époque. De nature curieuse et investigatrice, la jeune fille qu’elle était a insisté pour étudier les sciences, un choix inhabituel pour une femme dans les années 1950, et a obtenu une licence en sciences à l’Université de New York en 1955. Elle a continué ses études, réussi une maîtrise d’arts à l’Université de New York et a poursuivi des études supérieures au Pratt Institute et à la Parsons School of Design. Elle a épousé l’avocat Martin Wright en 1955 et ils ont élevé ensemble leurs deux enfants. Elle a également poursuivi sa carrière d’artiste et ses oeuvres enrichissent les collections de grands musées à travers le monde. Son intérêt profond pour l’art tribal s’est développé à l’Université de New York, où elle a suivi l’enseignement de Robert Goldwater, le premier directeur du Museum of Primitive Art, et Hale Woodruff, l’artiste afro-américain, qui était également un collectionneur d’art africain. L’art tribal est devenu une source d’inspiration pour elle, et ce fut pour elle et Martin l’impulsion d’une passion profonde et commune pour la collecte dans ce domaine... Pour découvrir l'intégralité de cet article, téléchargez le PDF ci-dessous!

Federico Benthem

Federico Benthem - Hommage

Marchand
Espagne

Le 16 février 2017, Federico entreprit le voyage le plus intense de sa vie : celui vers l’au-delà. Né dans la ville andalouse de Malaga le 20 novembre 1944, Federico Benthem Gross était le petit-fils de Julia Loring Heredia, troisième marquise de la Casa Loring, et de Ricardo Gross Orueta, fondateur du Museo Loringiano de Arqueología de Malaga. De son grand-père, Federico reçut, alors qu’il n’était qu’un jeune enfant, un important don d’oeuvres d’art. Ce fut le début de sa vie de collectionneur ainsi que l’origine d’une passion sans bornes pour l’archéologie et les Antiquités qui le guida tout au long de sa vie. À dix-huit ans, Federico partit pour Barcelone pour y suivre des études d’architecture. Ce fut l’époque de ses premiers voyages dans le continent américain, où il visita le Pérou, et surtout le Mexique, ainsi que de la découverte des cultures pré-hispaniques, qu’il commença à collectionner activement. Aventurier infatigable, il parcourut le monde et développa un intérêt grandissant pour les cultures traditionnelles des Amériques, d’Afrique, d’Océanie et d’Asie. De cette fascination pour les arts et la culture surgit l’idée de se consacrer à l’activité de marchand d’art... Pour découvrir l'intégralité de cet article, téléchargez le PDF ci-dessous.

Luciano Lanfranchi

Luciano Lanfranchi

Collectionneur
Italie

L’homme d’affaires italo-suisse Luciano Lanfranchi est un fervent collectionneur d’art depuis plus de quarante ans. Entouré de peintures et de sculptures provenant des quatre coins du monde, Luciano a une approche très personnelle de la collection. En matière d’art tribal, il souligne l’importance d’être bien préparé pour faire les bons choix. Tribal Art Magazine : La première fois que nous nous sommes rencontrés il y a vingt ans, vous possédiez une merveilleuse collection d’art moderne, ainsi qu’une très belle collection d’art africain traditionnel, comprenant notamment quelques chefs-d’oeuvre connus, comme la fi gure Hemba de Blanckaert. Comment êtes-vous arrivé aux arts d’Afrique ? Luciano Lanfranchi : Ma relation avec l’art africain (et l’art « primitif » en général) a débuté en 1984 à New York, après avoir vu la légendaire exposition du MoMA “Primitivism” in 20th Century Art. J’ai été à la fois fasciné et déconcerté par cette exposition !

Javier Peres

Javier Peres

Collectionneur
Cuba

Dans une discipline hantée par l’éternelle question : « Pourquoi n’y a-t-il pas plus de jeunes collectionneurs ? », Javier Peres sort du lot car, à peine entré dans la quarantaine, il est précisément un jeune collectionneur, qui plus est extrêmement actif et vouant une passion hors du commun à l’art africain. Sa galerie d’art contemporain, Peres Projects, établie aujourd’hui à Berlin, participe à peu près à tous les salons d’art dignes de ce nom. Elle s’est développée progressivement, d’abord à San Francisco, puis à Los Angeles, New York et Athènes. Où qu’il fût, Peres a toujours fait parler de lui sur la scène artistique internationale en raison de ses choix audacieux et de son intransigeance dans l’exercice de son métier. Au fi l des années, il a exposé des artistes de renom comme Terence Koh, Bruce LaBruce, Assume Vivid Astro Focus, Joe Bradley, Dan Colen, Dash Snow, Agathe Snow, Kirstine Roepstorff, Alex Israel, David Ostrowski, Brent Wadden, Leo Gabin et Mark Flood. Les oeuvres de ses artistes ont été présentées notamment à la Biennale de Venise, la Whitney Biennial, la Tate Triennial et la Biennale de Sao Paulo. Si son travail dans le domaine de l’art contemporain est acclamé – et parfois décrié – dans le monde de l’art, son rapport à l’art africain est relativement méconnu, bien qu’il fasse depuis longtemps partie de sa vie et de sa perception esthétique. Nous lui avons récemment rendu visite dans son très bel appartement de Berlin. Autour d’un thé servi dans une tasse Peter Shire, nous avons évoqué la remarquable collection d’art africain partageant harmonieusement l’espace avec des tableaux grand format de peintres contemporains majeurs dont Peres a, pour la plupart, lancé la brillante carrière.

Pierluigi Peroni

Pierluigi Peroni

Collectionneur
Italie

Connu d’un cercle d’amateurs éclairés, l’amour sans mesure de Pierluigi Peroni pour les oeuvres d’art africaines de petite taille est de notoriété publique depuis la parution, en août 2015, de l’ouvrage Micromonumentalité (5 Continents Editions) consacré à sa collection. Plus récemment, au printemps 2016, une sélection de trois cents objets lui appartenant a été présentée au public lors d’une exposition temporaire à la Jagiellonian Library de Cracovie, accompagnée d’un catalogue intitulé Small, Hidden World of Africa. L’intérêt était donc grand de connaître l’homme et de l’interroger sur sa passion. L’occasion se présenta à Paris à l’automne dernier, et la conversation fut animée dès la première seconde ! Tribal Art magazine : Vous êtes originaire d’Italie, pays relativement peu porté sur l’art tribal. Comment y avez-vous développé un intérêt pour l’art africain ? Pierluigi Peroni : Je suis né à Gallarate, dans la province de Varese, mais ce n’est pas en Italie que j’ai découvert l’art africain. J’y suis arrivé à travers le voyage. Jeune enfant, alors que je n’avais que cinq ou six ans, j’ai commencé à accompagner en Afrique mon grand-père, qui était chasseur. Pendant longtemps, nous y sommes allés deux ou trois fois par an. C’est ainsi que nous avons sillonné l’Afrique du Sud, la Namibie, le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda, le Botswana, le Zimbabwe, le Congo, le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad et j’en passe !

Jean Paul Barbier-Mueller

Jean Paul Barbier-Mueller - Hommage

Collectionneur
Suisse

Jean Paul, quand je relis les centaines de mails que tu m’as envoyés, j’ai peur que ma faible prose ne te fasse sourire. Car dans ce que tu m’écrivais, on y trouvait tout : des connaissances bibliques, littéraires et artistiques, des commentaires précieux, de l’humour souvent, de la férocité parfois. Tes jugements sur nos passions communes, sur les marchands, les collectionneurs, les maisons de vente étaient autant attendus que redoutés. Il étaient toujours pertinents. Ton superbe magazine Arts et Cultures n’était que le refl et de son fondateur et ces deux mots te collaient à la peau, c’était toi. Ton fi ls Gabriel écrivait à propos de son exposition sur les samouraïs que ceux-ci voulaient enseigner aux jeunes l’honneur, la bienveillance, la loyauté, l’écriture et la poésie. Tout cela, tu l’as fait comme collectionneur, comme directeur de musée, comme commissaire d’exposition et chercheur mais, aussi et surtout, comme ami.

Georges Meurant

Georges Meurant

Artiste
Belgique

À quatorze ans je supportais mal des études gréco-latines très strictes. Mon père m’a invité à me distraire en dessinant le soir dans une école d’art. Je peignais l’année suivante. J’étais enseignant en art à vingt et un ans. En 1977 j’ai découvert chez Joseph Henrion, un sculpteur collectionneur de Ba-Kongo, deux broderies shoowa (RDC) dont la prégnance m’a fasciné. J’ai voulu comprendre leurs tracés géométriques. J’en verrai douze mille, j’en posséderai quelques centaines. L’année suivante, visitant le musée du Caire, j’ai pu me faire ouvrir des vitrines en sous-sol où s’entassent des petites sculptures archaïques, j’allais dire tribales, fendillées jusqu’au coeur si fi nement que leurs fûts absorbaient la lumière comme le feraient de sombres velours. J’ai pensé à l’Afrique noire dont je n’avais pas vraiment regardé les oeuvres. Henrion m’a présenté aux acteurs bruxellois du marché des arts premiers – Willy Mestach, Pierre Dartevelle, Marc Leo Félix, Philippe Guimiot, Martial Bronsin notamment. J’ai acheté des sculptures oubanguiennes mi-abstraites mi- expressionnistes, un art naissant. J’aime les débuts.

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