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Willy Mestach

Willy Mestach - Hommage

Collectionneur
Belgique

Je connaissais déjà bien Willy Mestach de réputation lorsque je me suis installé à Bruxelles il y a quatorze ans, non loin du Grand Sablon, à seulement quelques mètres de cette légende vivante et de sa remarquable collection. Nous avons rapidement fait connaissance, puis je me suis finalement lié d’ami- tié avec cet homme attachant. Je me souviendrai toujours du bonheur qu’il éprouvait quand il s’asseyait derrière cette vieille table en chêne, entouré de chefs-d’oeuvre d’art primitif, de livres, mais aussi de ses propres créations : peintures à l’huile et sculptures aux multiples facettes, mi constructivistes, mi abstraites et teintées d’humour surréaliste à la belge. Bien que Willy ait été un artiste confirmé et largement reconnu, c’est sans doute à travers sa collection qu’il exprimait le mieux son talent artistique. On l’a sou- vent décrit comme possédant un « oeil d’artiste », appellation plutôt simpliste et presque insultante pour quelqu’un comme lui. Sa vaste collection est le fruit de près de soixante années d’attention minutieuse portée aux détails et d’une sélec- tion rigoureuse...

Charles Meur

Charles Meur - Hommage

Artiste
Belgique

Si l’art du Pacifique, à l’époque où Cook sillonnait les mers, nous est parvenu au travers de merveilleux récits de ses voyages voici plus de deux cents – la photographie n’existant pas encore, c’est grâce aux superbes dessins de Wéber dont certains, gravés, sont devenus des icônes universelles, que l’on, a pu voir les premières représentations de l’art et des habitants de cette région du monde. Il y a plus de trente ans sont apparues, en Belgique, des cartes richement illustrées sur les ethnies du Congo, des atlas et des livres où le dessin prévalait sur l’image, renouant avec les traditions des premières expéditions. Suivirent des monographies sur les armes de l’Afrique centrale et de nombreuses illustrations pour des dizaines de livres, d’affiches, de catalogues d’expositions... La liste serait trop longue. À l’origine était le verbe certes. Et Charles Meur l’avait, riche et cultivé, narquois ou ironique ; sa plume était des plus belles...

Georges Meurant

Georges Meurant

Artiste
Belgique

À quatorze ans je supportais mal des études gréco-latines très strictes. Mon père m’a invité à me distraire en dessinant le soir dans une école d’art. Je peignais l’année suivante. J’étais enseignant en art à vingt et un ans. En 1977 j’ai découvert chez Joseph Henrion, un sculpteur collectionneur de Ba-Kongo, deux broderies shoowa (RDC) dont la prégnance m’a fasciné. J’ai voulu comprendre leurs tracés géométriques. J’en verrai douze mille, j’en posséderai quelques centaines. L’année suivante, visitant le musée du Caire, j’ai pu me faire ouvrir des vitrines en sous-sol où s’entassent des petites sculptures archaïques, j’allais dire tribales, fendillées jusqu’au coeur si fi nement que leurs fûts absorbaient la lumière comme le feraient de sombres velours. J’ai pensé à l’Afrique noire dont je n’avais pas vraiment regardé les oeuvres. Henrion m’a présenté aux acteurs bruxellois du marché des arts premiers – Willy Mestach, Pierre Dartevelle, Marc Leo Félix, Philippe Guimiot, Martial Bronsin notamment. J’ai acheté des sculptures oubanguiennes mi-abstraites mi- expressionnistes, un art naissant. J’aime les débuts.

Steven Michaan

Steven Michaan

Collectionneur
Etats-Unis

En décembre dernier, j’ai reçu un email d’une inconnue m’invitant à donner mon avis à propos d’un nouvel ouvrage sur une collection privée d’art amérindien. J’ai informé mon interlocutrice que j’allais y jeter un coup d’oeil, ce à quoi elle m’a répondu : « Vous devez absolument le voir . » Elle disait vrai… Quelque temps après, j’ai reçu un colis assez lourd renfermant une édition en trois volumes sous coffret. Mais plus que la forme, c’est le contenu qui m’a le plus impressionné. Je suis le rédacteur en chef pour l’édition américaine de ce magazine depuis près de vingt-cinq ans et je connais la plupart des acteurs majeurs dans ce domaine, du moins de réputation. Pourtant, je n’avais jamais entendu parler de Steven Michaan, cet homme qui avait bâti une collection extraordinaire d’art de l’Arctique, de la Côte nord-ouest et des Woodlands. Bon nombre des objets m’étaient familiers, mais j’ignorais tout du collectionneur...
Découvrez l'intégralité de l'interview de Steven Michaan en téléchargeant le PDF ci-dessous!

Werner Muensterberger

Werner Muensterberger

Auteur
Allemagne

Le Dr Werner Muensterberger, qui a abondamment publié sur la psychanalyse et a remarquablement contribué à la littérature sur l’art tribal, est un collectionneur d’art africain marquant. Il acquit sa première pièce alors qu’il était adolescent, et sa collection vient de fêter ses 80 ans. Dans la droite ligne des grands esprits qui ont su bâtir d’importantes collections, la trajectoire du Dr Muensterberger a su réunir prévoyance et hasard. Né à l’orée de l’union du moderne et du primitif, il était destiné à jouer un rôle en identifiant son esthétique. Ses contributions mémorables dans le domaine comprennent de nombreuses publications portant sur l’art tribal et l’art de collectionner, parmi lesquelles il faut citer Sculpture of Primitive Man (La Sculpture des Primitifs) 1955 et, plus récemment, Collecting : An Unruly Passion (Le collectionneur : anatomie d’une passion) 1994...

Ralph Nash

Ralph Nash - Hommage

Collectionneur
Allemagne

Ralph Nash est né en Allemagne en 1928 et a déménagé au Cap en Afrique du Sud en 1934, en compagnie de ses parents et de son frère. Làbas, il eut l’occasion de voir des collections d’art africain alors qu’il n’avait que dix ou douze ans. Ce fut le point de départ d’une passion éternelle pour ces objets. Après ses études, il est devenu un créateur renommé spécialisé dans les chaussures pour femmes. La société sud-africaine pour laquelle il travaillait l’envoyait en Europe et aux États-Unis plusieurs fois par an, l’occasion d’entretenir sa passion pour l’art africain, mais aussi de mener sa carrière dans l’industrie de la mode. Il noua des liens étroits avec d’importants marchands et collectionneurs d’art africain en Europe et aux États- Unis et approvisionna de nombreux marchands new-yorkais, John Klejman en tête.

Ronald Noorman

Ronald Noorman - Hommage

Artiste
Pays non communiqué

RONALD NOORMAN et sa compagne Rijkje Dekker sont des visages familiers de la scène artistique tribale depuis des décennies, visiteurs assidus de salons et événements à Bruxelles, Paris et bien sûr Amsterdam, où j’ai vu leur importante collection d’art tribal. L’ensemble sophistiqué composé de peignes raffinés, de cuillères, de petites amulettes et de nombreux autres trésors, tous soigneusement agencés en groupes rangés et esthétiquement plaisants, était le véritable témoignage d’un oeil passionné et toujours curieux. En plus d’être un collectionneur talentueux, Ronald était surtout reconnu sur le plan artistique comme étant lui-même un artiste accompli et déterminé. Après une formation à l’Académie Rietveld où il apprit à peindre, il s’est consacré exclusivement au dessin tout au long d’une carrière longue et accomplie. Selon Suzanna Héman, conservatrice adjointe du Stedelijk Museum Amsterdam « L’intimité de l’art du dessin, dans lequel la pensée, à travers la main, touche immédiatement le papier et ne laisse guère de place à des corrections, était le « métier pursang» de Noorman. Ses dessins se caractérisent par des formes simples et oscillent entre abstraction et figuration. Dans certains dessins on peut reconnaître des éléments de paysages, d’autres sont totalement abstraits. À travers le fusain, le crayon, le pastel, la gouache, Noorman cherche un équilibre entre mouvements puissants et tendres ». Au sujet du format plutôt petit de la plupart de ses oeuvres, il écrivit lui-même : « En tant qu’artiste, je ne suis pas facilement impressionné par les grandes oeuvres. Je préfère rester fidèle au format humain. Sur un format réduit, je dois me concentrer sur la puissance, la monumentalité, la tension, l’espace et le flux. » Des mots qui disent vrai et qui résonnent dans tous ses choix. Ronald Noorman est décédé en mars dernier. Il laisse dans le deuil sa partenaire Rijkje Dekker et sa fille Romee. Alex Arthur

Mary (Polly) Nooter Roberts

Mary (Polly) Nooter Roberts - Hommage

Professeur
Etats-Unis

LE MILIEU DE L’ART AFRICAIN a perdu une grande spécialiste avec la disparition de Mary Nooter Roberts en septembre 2018. En cinquante-huit ans de vie, elle aura réussi à accumuler de remarquables expériences et réussites. Le Dr Roberts, plus connue comme « Polly », a travaillé avec acharnement pour rendre accessible la compréhension de l’art de l’Afrique à un large public, par le biais de son enseignement, en dernier lieu comme professeure d’arts et de cultures du monde à l’UCLA, de ses publications (souvent le fruit d’un travail commun avec son mari, le Dr Allen F. Roberts) et de son travail au sein de multiples institutions muséales. Dès son plus jeune âge elle fut familiarisée avec l’Afrique, ayant vécu au Libéria avec ses parents. Son père, Robert, a travaillé pour le service des affaires étrangères, puis pour la Banque mondiale, dans différentes parties de l’Afrique. Sa mère, Nancy Ingram Nooter, était anthropologue et artiste plasticienne. Ses deux parents devinrent des collectionneurs actifs d’art africain et demeurent toujours à Washington, D.C. (...). Retrouvez l'intégralité de l'hommage dans le numéro hiver de Tribal Art magazine. (T90).

George  Ortiz

George Ortiz - Hommage

Collectionneur
France

« Merveilleux ! », s’écriait George Ortiz, enfant terrible et collectionneur extraordinaire, lorsqu’il tenait un nouveau trésor entre ses mains, le visage radieux et inondé de joie. Spécialiste autodidacte mû par une passion sans limites, il constitua une superbe collection et une magnifique bibliothèque dédiées essentiellement à l’art de l’antiquité et du Moyen-Orient, sans toutefois négliger d’autres provenances, si un objet singulier attirait son attention. Son père, diplomate, était en poste à Paris, et George vit le jour dans une maison bordant l’avenue Foch. Sa mère était la fille de Simón Iturri Patino, connu comme le « roi de l’étain » de Bolivie. Il se rendit dans ce pays à l’âge de dix ans, et garda de tendres souvenirs de promenades à cheval dans les Andes. Une nourrice anglaise lui apprit un excellent anglais, parfait par les quelques années qu’il passa à Downside, une école jésuite du Royaume-Uni...

Alessandro Passarè

Alessandro Passarè

Collectionneur
Italie

Alessandro Passarè (1927-2006) était un de ces hommes pour lesquels le rapport quotidien à l’art était un besoin fondamental et inné. Fils de négociants en articles orthopédiques, sa formation ne lui apprit rien sur le Beau. Il découvrit cette notion au cours de ses nombreux voyages qu’il entreprit, poussé par sa grande curiosité. À peine âgé d’une vingtaine d’années, il commença cependant à ressentir une irrésistible attirance pour l’art et, en particulier, l’art moderne — penchant assez curieux pour un jeune garçon qui a grandi au milieu de la bourgeoisie milanaise. C’est ainsi qu’après l’obtention de son diplôme en médecine, il ouvrit un cabinet à Brera, le quartier des artistes, où il commença à fréquenter le bar Jamaica, rendez-vous des peintres, des hommes de lettres et des intellectuels, haut lieu de l’effervescence culturelle milanaise...