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Georges Meurant

Georges Meurant

Artiste
Belgique

À quatorze ans je supportais mal des études gréco-latines très strictes. Mon père m’a invité à me distraire en dessinant le soir dans une école d’art. Je peignais l’année suivante. J’étais enseignant en art à vingt et un ans. En 1977 j’ai découvert chez Joseph Henrion, un sculpteur collectionneur de Ba-Kongo, deux broderies shoowa (RDC) dont la prégnance m’a fasciné. J’ai voulu comprendre leurs tracés géométriques. J’en verrai douze mille, j’en posséderai quelques centaines. L’année suivante, visitant le musée du Caire, j’ai pu me faire ouvrir des vitrines en sous-sol où s’entassent des petites sculptures archaïques, j’allais dire tribales, fendillées jusqu’au coeur si fi nement que leurs fûts absorbaient la lumière comme le feraient de sombres velours. J’ai pensé à l’Afrique noire dont je n’avais pas vraiment regardé les oeuvres. Henrion m’a présenté aux acteurs bruxellois du marché des arts premiers – Willy Mestach, Pierre Dartevelle, Marc Leo Félix, Philippe Guimiot, Martial Bronsin notamment. J’ai acheté des sculptures oubanguiennes mi-abstraites mi- expressionnistes, un art naissant. J’aime les débuts.

Steven Michaan

Steven Michaan

Collectionneur
Etats-Unis

En décembre dernier, j’ai reçu un email d’une inconnue m’invitant à donner mon avis à propos d’un nouvel ouvrage sur une collection privée d’art amérindien. J’ai informé mon interlocutrice que j’allais y jeter un coup d’oeil, ce à quoi elle m’a répondu : « Vous devez absolument le voir . » Elle disait vrai… Quelque temps après, j’ai reçu un colis assez lourd renfermant une édition en trois volumes sous coffret. Mais plus que la forme, c’est le contenu qui m’a le plus impressionné. Je suis le rédacteur en chef pour l’édition américaine de ce magazine depuis près de vingt-cinq ans et je connais la plupart des acteurs majeurs dans ce domaine, du moins de réputation. Pourtant, je n’avais jamais entendu parler de Steven Michaan, cet homme qui avait bâti une collection extraordinaire d’art de l’Arctique, de la Côte nord-ouest et des Woodlands. Bon nombre des objets m’étaient familiers, mais j’ignorais tout du collectionneur...
Découvrez l'intégralité de l'interview de Steven Michaan en téléchargeant le PDF ci-dessous!

Werner Muensterberger

Werner Muensterberger

Auteur
Allemagne

Le Dr Werner Muensterberger, qui a abondamment publié sur la psychanalyse et a remarquablement contribué à la littérature sur l’art tribal, est un collectionneur d’art africain marquant. Il acquit sa première pièce alors qu’il était adolescent, et sa collection vient de fêter ses 80 ans. Dans la droite ligne des grands esprits qui ont su bâtir d’importantes collections, la trajectoire du Dr Muensterberger a su réunir prévoyance et hasard. Né à l’orée de l’union du moderne et du primitif, il était destiné à jouer un rôle en identifiant son esthétique. Ses contributions mémorables dans le domaine comprennent de nombreuses publications portant sur l’art tribal et l’art de collectionner, parmi lesquelles il faut citer Sculpture of Primitive Man (La Sculpture des Primitifs) 1955 et, plus récemment, Collecting : An Unruly Passion (Le collectionneur : anatomie d’une passion) 1994...

Ralph Nash

Ralph Nash - Hommage

Collectionneur
Allemagne

Ralph Nash est né en Allemagne en 1928 et a déménagé au Cap en Afrique du Sud en 1934, en compagnie de ses parents et de son frère. Làbas, il eut l’occasion de voir des collections d’art africain alors qu’il n’avait que dix ou douze ans. Ce fut le point de départ d’une passion éternelle pour ces objets. Après ses études, il est devenu un créateur renommé spécialisé dans les chaussures pour femmes. La société sud-africaine pour laquelle il travaillait l’envoyait en Europe et aux États-Unis plusieurs fois par an, l’occasion d’entretenir sa passion pour l’art africain, mais aussi de mener sa carrière dans l’industrie de la mode. Il noua des liens étroits avec d’importants marchands et collectionneurs d’art africain en Europe et aux États- Unis et approvisionna de nombreux marchands new-yorkais, John Klejman en tête.

Mary (Polly) Nooter Roberts

Mary (Polly) Nooter Roberts - Hommage

Professeur
Etats-Unis

LE MILIEU DE L’ART AFRICAIN a perdu une grande spécialiste avec la disparition de Mary Nooter Roberts en septembre 2018. En cinquante-huit ans de vie, elle aura réussi à accumuler de remarquables expériences et réussites. Le Dr Roberts, plus connue comme « Polly », a travaillé avec acharnement pour rendre accessible la compréhension de l’art de l’Afrique à un large public, par le biais de son enseignement, en dernier lieu comme professeure d’arts et de cultures du monde à l’UCLA, de ses publications (souvent le fruit d’un travail commun avec son mari, le Dr Allen F. Roberts) et de son travail au sein de multiples institutions muséales. Dès son plus jeune âge elle fut familiarisée avec l’Afrique, ayant vécu au Libéria avec ses parents. Son père, Robert, a travaillé pour le service des affaires étrangères, puis pour la Banque mondiale, dans différentes parties de l’Afrique. Sa mère, Nancy Ingram Nooter, était anthropologue et artiste plasticienne. Ses deux parents devinrent des collectionneurs actifs d’art africain et demeurent toujours à Washington, D.C. (...). Retrouvez l'intégralité de l'hommage dans le numéro hiver de Tribal Art magazine. (T90).

George  Ortiz

George Ortiz - Hommage

Collectionneur
France

« Merveilleux ! », s’écriait George Ortiz, enfant terrible et collectionneur extraordinaire, lorsqu’il tenait un nouveau trésor entre ses mains, le visage radieux et inondé de joie. Spécialiste autodidacte mû par une passion sans limites, il constitua une superbe collection et une magnifique bibliothèque dédiées essentiellement à l’art de l’antiquité et du Moyen-Orient, sans toutefois négliger d’autres provenances, si un objet singulier attirait son attention. Son père, diplomate, était en poste à Paris, et George vit le jour dans une maison bordant l’avenue Foch. Sa mère était la fille de Simón Iturri Patino, connu comme le « roi de l’étain » de Bolivie. Il se rendit dans ce pays à l’âge de dix ans, et garda de tendres souvenirs de promenades à cheval dans les Andes. Une nourrice anglaise lui apprit un excellent anglais, parfait par les quelques années qu’il passa à Downside, une école jésuite du Royaume-Uni...

Alessandro Passarè

Alessandro Passarè

Collectionneur
Italie

Alessandro Passarè (1927-2006) était un de ces hommes pour lesquels le rapport quotidien à l’art était un besoin fondamental et inné. Fils de négociants en articles orthopédiques, sa formation ne lui apprit rien sur le Beau. Il découvrit cette notion au cours de ses nombreux voyages qu’il entreprit, poussé par sa grande curiosité. À peine âgé d’une vingtaine d’années, il commença cependant à ressentir une irrésistible attirance pour l’art et, en particulier, l’art moderne — penchant assez curieux pour un jeune garçon qui a grandi au milieu de la bourgeoisie milanaise. C’est ainsi qu’après l’obtention de son diplôme en médecine, il ouvrit un cabinet à Brera, le quartier des artistes, où il commença à fréquenter le bar Jamaica, rendez-vous des peintres, des hommes de lettres et des intellectuels, haut lieu de l’effervescence culturelle milanaise...

Steffen Patzwahl

Steffen Patzwahl

Collectionneur
Belgique

Nous sommes une dizaine de personnes à faire la queue pour entrer. J’entends les cris de paons et de perroquets au loin, l’odeur de la nature et des fl eurs embaume l’air printanier. Après quelques minutes, Steffen fait son apparition. Sa poignée de main ferme et chaleureuse, sa démarche assurée et son large sourire empreint de sincérité nous invitent à le suivre. Sa maison se trouve à quelques mètres de l’entrée de Pairi Daiza, le célèbre parc animalier situé à quelques kilomètres de la ville de Mons en Belgique et détenteur depuis peu du titre de meilleur zoo européen. En passant la porte de chez lui, j’ai l’impression d’entrer dans un merveilleux palais pourvu de mille trésors. Des sculptures insolites côtoient des luminaires féériques. Une collection de korwars orne la cheminée et des statuettes de Bouddha sont lovées dans le creux d’un mur aux côtés de cartes anciennes. Un ensemble de têtes réduites élégamment alignées sur le buffet font écho aux statues de Nouvelle-Guinée et boucliers d’Australie installés dans chaque recoin de la pièce. Face à la bibliothèque débordant de livres de voyages exotiques, un superbe albatros semble s’envoler au-dessus de nos têtes. En fond sonore, résonnent des chants grégoriens qu’il nous dira plus tard affectionner particulièrement. Cette ambiance inédite invite indubitablement à la confidence.

Javier Peres

Javier Peres

Collectionneur
Cuba

Dans une discipline hantée par l’éternelle question : « Pourquoi n’y a-t-il pas plus de jeunes collectionneurs ? », Javier Peres sort du lot car, à peine entré dans la quarantaine, il est précisément un jeune collectionneur, qui plus est extrêmement actif et vouant une passion hors du commun à l’art africain. Sa galerie d’art contemporain, Peres Projects, établie aujourd’hui à Berlin, participe à peu près à tous les salons d’art dignes de ce nom. Elle s’est développée progressivement, d’abord à San Francisco, puis à Los Angeles, New York et Athènes. Où qu’il fût, Peres a toujours fait parler de lui sur la scène artistique internationale en raison de ses choix audacieux et de son intransigeance dans l’exercice de son métier. Au fi l des années, il a exposé des artistes de renom comme Terence Koh, Bruce LaBruce, Assume Vivid Astro Focus, Joe Bradley, Dan Colen, Dash Snow, Agathe Snow, Kirstine Roepstorff, Alex Israel, David Ostrowski, Brent Wadden, Leo Gabin et Mark Flood. Les oeuvres de ses artistes ont été présentées notamment à la Biennale de Venise, la Whitney Biennial, la Tate Triennial et la Biennale de Sao Paulo. Si son travail dans le domaine de l’art contemporain est acclamé – et parfois décrié – dans le monde de l’art, son rapport à l’art africain est relativement méconnu, bien qu’il fasse depuis longtemps partie de sa vie et de sa perception esthétique. Nous lui avons récemment rendu visite dans son très bel appartement de Berlin. Autour d’un thé servi dans une tasse Peter Shire, nous avons évoqué la remarquable collection d’art africain partageant harmonieusement l’espace avec des tableaux grand format de peintres contemporains majeurs dont Peres a, pour la plupart, lancé la brillante carrière.

Pierluigi Peroni

Pierluigi Peroni

Collectionneur
Italie

Connu d’un cercle d’amateurs éclairés, l’amour sans mesure de Pierluigi Peroni pour les oeuvres d’art africaines de petite taille est de notoriété publique depuis la parution, en août 2015, de l’ouvrage Micromonumentalité (5 Continents Editions) consacré à sa collection. Plus récemment, au printemps 2016, une sélection de trois cents objets lui appartenant a été présentée au public lors d’une exposition temporaire à la Jagiellonian Library de Cracovie, accompagnée d’un catalogue intitulé Small, Hidden World of Africa. L’intérêt était donc grand de connaître l’homme et de l’interroger sur sa passion. L’occasion se présenta à Paris à l’automne dernier, et la conversation fut animée dès la première seconde ! Tribal Art magazine : Vous êtes originaire d’Italie, pays relativement peu porté sur l’art tribal. Comment y avez-vous développé un intérêt pour l’art africain ? Pierluigi Peroni : Je suis né à Gallarate, dans la province de Varese, mais ce n’est pas en Italie que j’ai découvert l’art africain. J’y suis arrivé à travers le voyage. Jeune enfant, alors que je n’avais que cinq ou six ans, j’ai commencé à accompagner en Afrique mon grand-père, qui était chasseur. Pendant longtemps, nous y sommes allés deux ou trois fois par an. C’est ainsi que nous avons sillonné l’Afrique du Sud, la Namibie, le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda, le Botswana, le Zimbabwe, le Congo, le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad et j’en passe !