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Monni Adams

Monni Adams - Hommage

Professeur
Etats-Unis

Monni Adams nous a quittés le 24 décembre 2014 à l’âge de 94 ans. Née Jeanne Marie Grozanich à Portland, Oregon, le 27 octobre 1920, Monni évoquait rarement son enfance ou sa vie avant son parcours universitaire entamé au début des années 1960. Sous la direction de Douglas Fraser, elle obtient un doctorat en 1967 à l’université de Columbia dans un domaine que l’on appelait à l’époque « art primitif ». Sa thèse de six cent soixante pages, « System and Meaning in East Sumba Textile Design: A Study in Traditional Indonesian Art », repose sur un abondant travail ethnographique mené sur le terrain. Profi tant de la vague de popularité du structuralisme de Lévi-Strauss dans les années 1970, Monni publie un article fondamental en matière d’anthropologie de l’art sur la relation entre les principes de composition des motifs textiles dans l’est de Sumba et les schémas d’organisation sociale (« Structural Aspects of a Village Art », American Anthropologist, 1973).

Rosa Amorós

Rosa Amorós

Professeur
Espagne

Derrière l’apparence frêle et la discrétion de Rosa Amorós se cache une personnalité passionnante et passionnée dont les yeux s’enflamment à la simple évocation du mot « art ». Artiste reconnue dans son Espagne natale, sa vie s’est déroulée dans son studio de Barcelone, à l’Escola Massana, centre d’art et de design où elle a enseigné de 1971 à 2005 l’art de la céramique – discipline dans laquelle elle s’est certainement distinguée le plus comme créatrice –, et dans les musées, les salles d’exposition et les salons d’art. Avec Gustavo Gili, éditeur spécialisé dans la gravure d’artistes incontournables (Picasso, Miró, Saura, Michaux, pour n’en citer que quelques-uns) et les livres d’art, de design et d’architecture, dont elle a partagé les vingt dernières années de sa vie avant son décès en 2006, Rosa a constitué une collection d’art tribal aussi éclectique dans sa composition que cohérente dans son esprit.

Armand Arman

Armand Arman - Hommage

Artiste
France

Le 22 octobre 2005, les mondes de l’art tribal et de l’art moderne ont perdu l’un des plus grands artistes et collectionneurs de notre temps. Si ces deux vocations peuvent sembler contradictoires, bien des artistes européens de sa génération et de la génération suivante s’intéressèrent intensément à l’art primitif, le collectionnèrent activement, et – comme pour Arman ces objets éclairent leurs oeuvres. J’arrivai à New York en 1971, fraîchement sorti de l’école d’art, et pour subvenir à mes besoins, j’acceptai de nombreux travaux, liés pour la plupart au monde de l’Art. Je travaillai comme assistant de studio pour Jack Youngerman, et j’intégrai l’équipe de montage des musées et des galeries d’art contemporain. L’année suivante, j’appris qu’Arman cherchait un assistant pour les affaires courantes de son studio et pour l’aider à fabriquer ses oeuvres. Quelques années auparavant, j’avais lu une interview de Marcel Duchamp, où il disait qu’Arman était l’artiste le plus cultivé de France. Je n’ai jamais oublié le jugement de Duchamp et j’étais très impatient de rencontrer Arman et si possible de travailler avec lui...

Roger  Asselberghs

Roger Asselberghs - Hommage

Artiste
Belgique

Monsieur Asselberghs (1925-2013) était musicien de jazz, photographe publicitaire et d’objets d’art ; il nous a quitté en octobre dernier. Il y a des moments déterminants dans une carrière. En 1977, ce fut pour moi la rencontre de Roger Asselberghs. Rencontre d’un homme élégant, rigoureux, talentueux, sympathique et attachant, toujours sifflotant des sons mélodieux des classiques du jazz. Rencontre au rythme de sa clarinette dont il jouait merveilleusement bien à l’instar de Buddy De Franco, des grands musiciens qui l’accompagnaient, le jeudi soir au studio de la rue de la Longue Haie à Bruxelles. Rencontre avec des objets – pour moi encore inconnus – venus de civilisations passionnantes et que lui apportaient de grands marchands de l’époque tels que Giselle Croës, Émile Deletaille et Philippe Guimiot et d’autres collectionneurs...

Jean Paul Barbier-Mueller

Jean Paul Barbier-Mueller - Hommage

Collectionneur
Suisse

Jean Paul, quand je relis les centaines de mails que tu m’as envoyés, j’ai peur que ma faible prose ne te fasse sourire. Car dans ce que tu m’écrivais, on y trouvait tout : des connaissances bibliques, littéraires et artistiques, des commentaires précieux, de l’humour souvent, de la férocité parfois. Tes jugements sur nos passions communes, sur les marchands, les collectionneurs, les maisons de vente étaient autant attendus que redoutés. Il étaient toujours pertinents. Ton superbe magazine Arts et Cultures n’était que le refl et de son fondateur et ces deux mots te collaient à la peau, c’était toi. Ton fi ls Gabriel écrivait à propos de son exposition sur les samouraïs que ceux-ci voulaient enseigner aux jeunes l’honneur, la bienveillance, la loyauté, l’écriture et la poésie. Tout cela, tu l’as fait comme collectionneur, comme directeur de musée, comme commissaire d’exposition et chercheur mais, aussi et surtout, comme ami.

Ezio Bassani

Ezio Bassani - Hommage

Collectionneur
Italie

APRÈS UNE BRÈVE MALADIE, Ezio Bassani, doyen des africanistes italiens, nous a quittés par une chaude journée au début du mois d’août 2018. Il allait avoir quatre-vingt quatorze ans. Il était fatigué, mais alerte et travaillait encore à la conception d’une nouvelle exposition quelques jours avant sa mort. Bassani est resté égal à lui-même jusqu’à la fin : passionné, engagé et intransigeant, « partisan » des valeurs universelles qu’on trouve dans les manifestations artistiques du continent noir. Bassani a d’ailleurs été un véritable partisan, rejoignant tout jeune la résistance contre le nazisme et le fascisme au cours des dernières années de la guerre. Aux côtés des jeunes combattants qui se sont retrouvés comme lui dans les montagnes, il rêvait d’un avenir meilleur et différent pour l’Italie, ouvert aux préoccupations du monde. C’est dans ces circonstances dramatiques qu’il a fait la connaissance d’Edmea, partisane aussi, qui allait devenir son épouse, sa muse et sa compagne pendant soixante-dix ans. Il n’était pas encore amoureux de l’art africain, mais cette expérience l’a marqué, a forgé son caractère et a définitivement façonné sa nature. Après la guerre, Bassani a fréquenté l’univers des artistes et c’est ainsi, presque par hasard, qu’il a découvert l’art africain. Un coup de foudre immédiat, passionné, physique et total. Autodidacte, il a essayé de s’orienter dans cette discipline pratiquement inconnue en Italie. Il s’est informé, a fait des observations, des erreurs, et a progressé jusqu’à ce qu’il trouve sa voie. L’occasion lui a été offerte au milieu des années 70 par Carlo Ludovico Ragghianti, célèbre critique d’art, qui lui a ouvert les portes de l’Université internationale d’art de Florence et qui l’a orienté vers l’histoire des collections publiques et privées, en particulier les collections anciennes. (...) Retrouver l'intégralité de l'hommage dans le numéro hiver de Tribal Art magazine (T90).

Jan Baum

Jan Baum - Hommage

Galeriste
Etats-Unis

Jan est née à Newark, dans le New Jersey, à un jet de pierre de New York sur les tunnels d’Hudson, qu’elle utilisait fréquemment à l’adolescence pour aller dans les musées et galeries de la Grande Pomme. Elle apprit tôt deux leçons qui façonnèrent sa vie ultérieure. Quand elle avait cinq ans, elle et un groupe de compagnons de jeu plus âgés décidèrent de faire la course, elle sur son tricycle et eux à vélo. Après être arrivée à l’humiliante dernière place, elle se dit : « Je n’arriverai plus jamais dernière, et je ferai de mon mieux pour arriver première. » Elle réalisa ce but en étudiant, en lisant et en observant, et à quinze ans elle fut major de sa classe de lycée et obtint le premier prix en science. La deuxième leçon vint alors qu’elle trouva dans une galerie de New York une petite peinture de Paul Klee pour 950 dollars. C’était plus que ce dont elle disposait, mais...
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José Bedia

José Bedia - Hommage

Artiste
Etats-Unis

José Bedia est un peintre contemporain dont les oeuvres sont exposées dans le monde entier. Né à Cuba, il réside aujourd’hui dans le sud de la Floride et, au fi l du temps, a constitué une collection considérable d’oeuvres d’art issues de cultures traditionnelles du monde entier. Son propre travail se caractérise par une puissance et un hiératisme peu communs dans l’art contemporain qui ne sont pas sans suggérer un rapprochement avec l’art tribal, un lien que Bedia confi rme sans hésitation. Nous avons récemment eu l’occasion de rencontrer José. Il nous a parlé de sa collection ainsi que de sa démarche artistique.

Don Benett

Don Benett - Hommage

Collectionneur
Etats-Unis

A la fin du mois de mars de cette année, Don Bennett, collectionneur d'art amérindien, marchand et fondateur du célèbre Whitehawk Antique Show, est mort subitement dans un tragique accident de voiture en Californie. Il y a trente-quatre ans, Don eut l'idée de rassembler quelques-uns de ses confrères collectionneurs à Santa Fe, afin qu'ils puissent acheter, vendre et s'échanger des objets entre eux. Il invita près de cent marchands à le rejoindre à l'hôtel Hilton de Santa Fe, les collectionneurs devant passer de chambre en chambre pour acheter et vendre des objets d'art amérindien : le Whitehawk Antique Show était né...

Federico Benthem

Federico Benthem - Hommage

Marchand
Espagne

Le 16 février 2017, Federico entreprit le voyage le plus intense de sa vie : celui vers l’au-delà. Né dans la ville andalouse de Malaga le 20 novembre 1944, Federico Benthem Gross était le petit-fils de Julia Loring Heredia, troisième marquise de la Casa Loring, et de Ricardo Gross Orueta, fondateur du Museo Loringiano de Arqueología de Malaga. De son grand-père, Federico reçut, alors qu’il n’était qu’un jeune enfant, un important don d’oeuvres d’art. Ce fut le début de sa vie de collectionneur ainsi que l’origine d’une passion sans bornes pour l’archéologie et les Antiquités qui le guida tout au long de sa vie. À dix-huit ans, Federico partit pour Barcelone pour y suivre des études d’architecture. Ce fut l’époque de ses premiers voyages dans le continent américain, où il visita le Pérou, et surtout le Mexique, ainsi que de la découverte des cultures pré-hispaniques, qu’il commença à collectionner activement. Aventurier infatigable, il parcourut le monde et développa un intérêt grandissant pour les cultures traditionnelles des Amériques, d’Afrique, d’Océanie et d’Asie. De cette fascination pour les arts et la culture surgit l’idée de se consacrer à l’activité de marchand d’art... Pour découvrir l'intégralité de cet article, téléchargez le PDF ci-dessous.