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The Fowler at UCLA

The Fowler at UCLA

Du 03 Juin 2018 au 30 Déc 2018

Pendant plus de deux millénaires, le travail du fer a façonné les cultures africaines en profondeur. Striking Iron: The Art of African Blacksmiths est une exposition itinérante internationale qui mêle expertise et objets de grande beauté afin de présenter l’analyse la plus exhaustive possible de l’art des forgerons africains. L’installation comprendra plus de deux cent vingt-cinq oeuvres issues du continent africain, en particulier de la région située au sud du Sahara, et couvrira une période allant des premières preuves archéologiques à nos jours. Accueillant des oeuvres prêtées par des collections privées et publiques des États-Unis et d’Europe, l’exposition présentera également des sculptures en bois de toutes formes et tailles criblées de fer, de lames et de monnaies, des instruments de musique, des décorations corporelles, une gamme d’attirails de rituel, d’outils et d’armes, ainsi que d’autres objets importants dont se servaient les Africains pour chercher de la nourriture et chasser, labourer le sol et assurer la protection et la prospérité de leurs communautés. Actuellement à l’affiche du Fowler Museum de l’UCLA avant de prendre la direction du National Museum of African Art (Smithsonian Institution) à Washington, D.C., puis du musée du quai Branly - Jacques Chirac à Paris. Un entretien avec le commissaire de cette exposition, Tom Joyce, se trouve dans le présent magazine, tandis qu’un article consacré à l’exposition elle-même figurera au sommaire de l’édition à paraître en hiver. Le Fowler organise également une exposition sur les populations marrons, qui occupent une place particulière dans l’histoire des Africains et de leurs descendants sur le continent américain. Leurs ancêtres esclaves ont fui les plantations côtières de la colonie néerlandaise du Suriname pour établir des communautés libres, avec qui les autorités coloniales ont finalement négocié des traités de paix offi ciels. Les Marrons, ou Fiiman (hommes libres ou peuple libre), le nom privilégié par bon nombre d’entre eux, sont connus depuis longtemps pour le tembe, un ensemble d’expressions artistiques traditionnelles incluant des motifs architecturaux, des textiles aux couleurs chatoyantes et des objets du quotidien savamment sculptés : plateaux, peignes et pagaies de pirogue. Issues de la collection permanente du musée, les oeuvres présentées jusqu’au 9 septembre 2018 dans Fiiman Tembe: Maroon Arts from Surinam, témoignent parfaitement de l’utilisation des couleurs et des motifs géométriques dans le but d’attirer le regard sur ces objets.

Madagascar, Arts de la Grande Ile

Madagascar, Arts de la Grande Ile

Du 18 Sept 2018 au 01 Janv 2019

Rencontre avec les arts de la Grande Île. Arts décoratifs, sculpture funéraire, peinture, photographie et création contemporaine : plus de 350 pièces lèvent le voile sur l’art, l’histoire et les cultures de Madagascar, terre d’échanges et d’influences. Située au large des côtes est-africaines, caressée par l'Océan indien, l'île de Madagascar est un continent en miniature. Une position exceptionnelle, qui explique une diversité - naturelle, linguistique, culturelle - unique au monde. Bien avant l'arrivée des Européens en 1500, ce fragment de terre a constitué un melting-pot extraordinaire au gré des voyages et migrations africaines, perses, arabes, indiennes et sud-asiatiques. Ces métissages, indispensables à la compréhension de la culture malgache, l’exposition choisit de les révéler à travers les créations artistiques de l’île, chacune replacée dans son contexte et son époque. Un art méconnu, qui transparaît dans le quotidien de ses habitants, dans l’architecture, le mobilier ou les objets personnels (étuis, coiffes ou bijoux) au design épuré. Et qui gagne en raffinement, lorsqu’il a trait au sacré et au monde des défunts, comme en témoignent certaines pièces utilisées dans les cérémonies rituelles funéraires, à l’esthétique subtile, qu’elles soient tissées de soie (textiles) ou sculptées dans le bois (poteaux, sculptures) ou composites (amulettes).

Peintures des lointains

Peintures des lointains

Du 30 Janv 2018 au 06 Janv 2019

Oser regarder pour interroger, tel aurait pu être le sous-titre de l’exposition Peintures des lointains produite par le musée du quai Branly – Jacques Chirac, que les visiteurs peuvent admirer en Mezzanine Ouest depuis le 30 janvier dernier et jusqu’au 6 janvier 2019. Conçue par Sarah Ligner, responsable depuis 2015 de l’unité patrimoniale Mondialisation historique et contemporaine du musée, elle met à l’honneur pour la première fois la collection de peintures du musée en présentant près de deux cents vingt toiles et oeuvres graphiques parmi les cinq cents oeuvres créées entre la fi n du XVIIIe et le milieu du XXe siècle qui constituent ce fonds encore fort méconnu du public bien qu’il comprenne des créations d’artistes aussi consacrés que Paul Gauguin, Henri Matisse ou encore Émile Bernard, parmi bien d’autres.

Afrique. Les religions de l’extase

Afrique. Les religions de l’extase

Du 18 Mai 2018 au 06 Janv 2019

Dans cette nouvelle exposition temporaire de grande ampleur, le musée d’ethnographie de Genève vous invite en Afrique, à la découverte de ses multiples religions, passées et présentes. Dès le 18 mai 2018, elle présente près de 400 pièces issues des collections du MEG et pour la plupart inédites. Objets ethnographiques, photographies, interviews filmées, installations vidéo… témoignent du dynamisme et de la diversité des cultes africains en Afrique, mais aussi en Europe et dans les Amériques, où les pratiques religieuses ont été diffusées par la diaspora. L’exposition "Afrique. Les religions de l’extase" vous fera plonger dans une ambiance magique et mystique. Ici, la religion prend la forme de liens rituels entre les vivants et les êtres invisibles. Ainsi, son fil conducteur est l’extase religieuse, soit l’oubli de soi dans la recherche d’une communion avec le monde sacré. Le parcours se déroulera en quatre parties : les religions monothéistes, les « fondamentaux » des religions africaines autochtones, les cultes de possession et les univers magico-religieux africains. Des photographies contemporaines illustrent la ferveur des croyants lors de rituels, cultes ou pèlerinages, tandis que des témoignages vidéo vous livrent leur point de vue.

Crépuscule africain

Crépuscule africain

Du 07 Juill 2018 au 06 Janv 2019

Depuis plusieurs dizaines d’années, Carol Beckwith et Angela Fisher photographient l’Afrique. Leur dernier projet en date, African Twilight: Vanishing Rituals & Ceremonies, illustre une fois encore la beauté et la magie exceptionnelles des cultures traditionnelles d’Afrique, au seuil d’une mutation irrémédiable. Le 7 juillet 2018, le Bowers Museum présentera en avant-première cette exposition composée de quatre-vingt-cinq photos et quinze fi lms retraçant les quinze dernières années de travail de Beckwith et Fisher, dans plusde quarante-cinq pays africains. Les images des deux photographes capturent l’énorme diversité culturelle du continent, tout en documentant de grands moments partagés par les Africains tout au long de leur existence, notamment des rites d’initiation, des rituels de séduction, l’exercice du pouvoir et des pratiques de guérison intimistes pour les vivants et les morts. African Twilight est organisée par Photokunst et sera à l’affiche au Bowers jusqu’au 6 janvier 2019, après quoi elle s’envolera vers d’autres horizons. Un livre grand format sera publié par Rizzoli en octobre 2018.

Néandertal : L'Expo

Néandertal : L'Expo

Du 28 Mars 2018 au 07 Janv 2019

Ni fossile, ni singe, ni être inférieur bestial, le Musée de l’Homme tente de redorer le blason de l’Homme de Néandertal, bien longtemps méprisé par son moderne successeur : nous. Ayant foulé notre terre pendant près de 350 000 ans, l’Homme de Néandertal a beaucoup à nous apprendre sur l’adaptation à l’aube des changements climatiques de notre ère. Par un parcours en trois temps, l’exposition s’interroge sur la place de notre ancêtre de Neander dans son milieu, son habitat naturel et dans l’Evolution – notamment génétique – dans une scénographie spectaculaire propre au musée faite de reproductions et dioramas qui présentent de concert les animaux naturalisés qui font la renommée du Muséum national d’Histoire naturelle. L’exposition présente également une intéressante réflexion sociologique sur l’évolution de notre propre regard sur ces espèces ancestrales. Enfin, ne laissant pas l’art de côté, l’exposition s’attarde sur l’étude de l’homme dans sa culture, en présentant des parures ou pierres taillées qui nous rappellent la sensibilité naturelle de tout être à une forme de beau. Comme à l’accoutumé, le Musée de l’Homme propose une exposition interactive et innovante qui s’appuie sur les résultats des toutes dernières recherches scientifiques du musée-laboratoire. L’exposition sera ensuite présentée à Montpellier puis au Canada.

Ho‘oulu

Ho‘oulu

Du 13 Sept 2018 au 27 Janv 2019

Exposition historique présentée au Honolulu Museum of Art, Ho‘oulu: The King Kalakaua Era s’intéresse à l’art et à l’expérimentation à Hawaï sous le règne du roi David Kalakaua (1874-1891). Ancré dans les valeurs du royaume, le cosmopolitisme – concept selon lequel les entités politiques locales s’inscrivent dans la communauté mondiale, et non dans leur seule partie d’origine – se traduisait notamment dans l’art. Les Hawaïens ont développé un langage visuel mêlant art et politique, caractérisé par des reproductions locales d’expressions artistiques mondiales. Ils ont renforcé une culture visuelle existante au moyen d’une combinaison de matériaux, concepts et techniques indigènes et venus d’ailleurs. L’exposition présente des oeuvres d’art expérimentales aux côtés d’oeuvres académiques afin d’analyser comment l’art d’avant-garde et l’art classique ont contribué à façonner une identité nationale. Composés par des pièces du musée et de nombreux prêts, elle soulève en outre des questions liées à l’adaptabilité, à l’économie et à la vie religieuse tout en se penchant sur la perception que l’on avait d’Hawaï dans le monde au XIXe siècle. L’exposition est accompagnée d’un superbe catalogue et d’une série d’événements organisés par la PA‘I Foundation.

Masques du Congo

Masques du Congo

Du 10 Nov 2018 au 25 Févr 2019

Dans la grande région congolaise d’Afrique centrale, marquée par une grande diversité culturelle, les masques sont des objets que l’on exhibe lors de rituels, de cérémonies, de cultes et de spectacles. Le Virginia Museum of Fine Arts organisera bientôt une exposition consacrée à ce vaste sujet, Congo Masks: Masterpieces from Central Africa. Cette exposition présentera plus de cent quarante masques congolais dans uns scénographie dynamique mettant à l’honneur le talent de leurs créateurs et rendant hommage aux individus qui les ont portés. Créés entre le XVIIe et le XXe siècle, ces chefs-d’oeuvre sont issus de quelques-unes des collections privées les plus remarquables et exhaustives qui soient. Une douzaine d’entre eux sont accompagnés de leur tenue cérémonielle complète. L’exposition comprend également des documents de terrain – photos, films et enregistrements audio – ainsi qu’une sélection d’instruments de musique associés à la thématique du masque. L’approche multimédia et immersive de l’exposition, qui présente onze styles de masques distincts propres à une région donnée, met en lumière la diversité des écosystèmes et des cultures de ce pays immense qu’est le Congo. Le commissaire de l’exposition est Marc Leo Felix, directeur du Congo Basin Art History Research Center de Bruxelles. Un catalogue publié par Yale University Press regroupe les points de vue de plusieurs experts renommés en la matière.

Un monde de plumes

Un monde de plumes

Du 06 Oct 2018 au 03 Mars 2019

La plume s’expose dans tous ses états en Scandinavie. A World of Feathers, une exposition du Nationaal Museum van Wereldculturen aux Pays-Bas, a été présentée à Gothenberg avant de finir sa tournée au Världskulturmuseerna de Stockholm. L’accrochage rend grâce à ce matériau léger, fragile, clinquant, qui encore aujourd’hui fascine public et créateurs par ses possibilités infinies. La plume, ce symbole de liberté, de fraîcheur, aux couleurs souvent chatoyantes, a servi de parure, que ce soit chez les Indiens d’Amérique du Nord, les peuples d’Amazonie ou les populations de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Encore aujourd’hui, elle orne les défilés de mode ou les performances de toute sorte. Mais c’est aussi un instrument de pouvoir et un bien de grande valeur : la plume, prélevée à même l’oiseau, et dont la beauté est souvent proportionnelle à la rareté, était chez certains peuples d’une grande portée symbolique et monétaire. Coiffes indiennes de pouvoir, chapeaux de plumes équatoriens ou costumes complets du Cameroun, les pièces présentées dans cette exposition haute en couleurs procurent une délectation esthétique qui traverse les mers et continents pour mettre en exergue l’universalité d’un matériau à la fois décoratif et sacré.

Face à face

Face à face

Du 10 Mars 2018 au 10 Mars 2019

Une nouvelle exposition est à l’affiche au Phoebe A. Hearst Museum of Anthropology à partir du 10 mars 2018. Elle s’articule autour de deux questions : pourquoi et comment les artisans traditionnels du monde représentent-ils si souvent le visage humain ? Comment les gens réagissent-ils face à ces visages ? "Face to Face: Looking at Objects That Look at You" y répond en s’appuyant sur un large éventail d’objets issus de la vaste collection du musée. Des masques-casques d’Afrique de l’Ouest et des sculptures romaines illustrent diverses conceptions du visage "idéal", tandis que des tabatières du Japon et d’anciens vases-portraits du Pérou interrogent la signification d’une expression faciale. L’association de figurines en bambou chinoises et de portraits de Papouans-Néo-Guinéens réalisés par Caroline Mytinger souligne le contraste entre la manière de représenter ses semblables et celle de personnes d’une autre culture. Parfaitement d’actualité, cette exposition stimule la pensée critique, abordant des thèmes majeurs comme les stéréotypes, la représentation et la déformation, ainsi que les jugements. Elle est l’oeuvre de l’équipe du Hearst, en collaboration avec quatorze étudiants de l’UC Berkeley.