Par Alain Lecomte, marchand d’art africain basé à Paris.
Introduction
Nous sommes plusieurs, depuis des années, à vouloir donner un coup de chapeau à Raoul Lehuard, d’une manière simple, juste pour lui montrer notre
affection et notre respect. Le temps passe et rien ne se fait. Aussi je profite de l’occasion qui m’est offerte ici pour parler de mon ami Raoul, de sa passion qu’il nous a fait partager pendant des années, dans sa revue Arts d’Afrique noire, ce fameux magazine, qui a vu le jour en mars 1972, et qui a, sans aucun doute, fait connaître et aimer le continent africain et ses anciennes coutumes à nombre d’entre nous. A.A.N. fit son apparition au bon moment, alors que le public était prêt à se laisser séduire par ces formes d’expressions artistiques. J’ai, pour ma part, on s’en doutera, été largement influencé par Raoul Lehuard et ses écrits. Je lisais et relisais ses articles de A.A.N, quatre numéros par an seulement! C’était si long à l’époque un trimestre, alors que j’avais tellement soif de lire, d’apprendre, de découvrir les superbes photographies d’objets qui illustraient les articles. Raoul m’a souvent dit : « En fondant la revue Arts d’Afrique noire je n’ai jamais eu
d’autre ambition que celle de faire part aux lecteurs de ce que je savais, de ce que je voyais et entendais, de ce que je comprenais et apprenais.(...)".
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