Par Jonathan Fogel
Introduction
À l’abri d’une architecture imposante, au cœur de la ville de Bruxelles, le musée du Cinquantenaire présente une collection vaste et hétéroclite allant des civilisations précolombiennes aux temps modernes européens. Si les musées royaux des Beaux-Arts conservent les plus beaux fleurons de la peinture et de la sculpture européenne, du XVe siècle à nos jours, le musée du Cinquantenaire se concentre, lui, sur l’Histoire et les cultures du monde. Ce musée historique de la ville est l’institution phare des musées royaux d’Art et d’Histoire, appellation administrative qui regroupe le musée des Instruments de musique, les musées d’Extrême-Orient et la Porte de Hal.
Dans l’imposant hall de marbre du Cinquantenaire, où les traces du temps sont bien visibles, le visiteur chercherait en vain quelque indice de modernité ou de technologie de pointe et les galeries adjacentes ne dissipent pas cette première impression. Nombre d’entre elles ne semblent pas avoir été remaniées depuis des décennies. Dans certaines salles, les vitrines paraissent dater de l’ouverture du musée (il s’agit en réalité d’œuvres de Victor Horta, conçues en 1912 pour la Maison Wolfers, qui font partie de la collection d’Art nouveau). Mais le musée se modernise peu à peu. Le 2 et le 30 octobre 2008, dix galeries totalement rénovées dévoilaient, en une exposition impeccable, près de deux mille objets issus de son impressionnante collection, couvrant deux continents et plus de cinq mille ans d’histoire des cultures amérindiennes et océaniennes.
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