Par David Jones, conservateur du département anthropologique de l'Ipswick Museum et Barbara Harding, journaliste londonienne spécialisée dans les arts d'Asie et du Pacifique.
Introduction
Situé au nord-est de Londres, à une heure de train, l’Ipswich Museum conserve précieusement quelques trésors du type de ceux que l’on trouve cachés dans l’obscurité des réserves de petits musées de province anglais. Cette institution possède une très longue histoire. Les notes publiées par Daniel Defoe en 1722 décrivent le musée comme la collection privée d’un docteur réservée à des visiteurs qui partageaient ses centres d’intérêt. Avant que le musée ne soit inauguré officiellement en 1846, la ville avait déjà vu s’ouvrir au public deux collections. La première, en termes de chronologie et d’importance, était la collection abritée dans l’hôtel de ville appartenant au Literary Institute, fondé en 1791, devenant par là même la troisième plus ancienne collection publique d’Angleterre après l’Ashmolean (1683) et le British Museum (1759). Ayant pris la forme d’une bibliothèque installée dans la mairie à ses débuts, en 1810 de nouveaux objets y furent ajoutés. La seconde était celle du Mechanic’s Institute, fondé en 1824. L’Ipswich Museum allait finalement hériter des deux collections en 1866, dont certains objets portent toujours la mention.
Le musée ouvrit ses portes le 15 décembre 1847, dans un petit espace sur Museum Street et, en 1850, la loi sur les bibliothèques publiques permit aux habitants de le soutenir. Les citoyens d’Ipswich allèrent aux urnes en 1853 et votèrent en faveur de la loi. L’espace de Museum Street fut bientôt exigu et un nouveau bâtiment fut construit sur High Street. Inauguré en 1880, il accueille toujours le public.
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