Par Nicole Mullen
Introduction
Pendant plusieurs milliers d’années, les populations autochtones d’Amérique du Nord ont perfectionné leur art de la vannerie, transformant herbes, écorces, racines et autres fibres en paniers destinés aux fonctions les plus diverses, comme la récolte, la conservation, la préparation et la cuisson des aliments. Les femmes utilisaient des berceaux en vannerie pour leurs enfants ou se fabriquaient des couvre-chefs et des chapeaux pour leur parure personnelle. Les paniers servaient également lors des activités rituelles.
L’art de la vannerie est l’une des techniques les plus anciennes d’Amérique du Nord. Les vannières ont transmis leur savoir-faire de génération en génération. Les méthodes de réalisation, les motifs et les matériaux varient d’une côte à l’autre, mais les populations d’une même région, qui partagent certains traits culturels et l’accès aux mêmes matières premières, montent généralement leurs paniers de façon identique. Cependant, chaque vannière réalise une œuvre unique. La vannerie est une pratique difficile qui suppose de la dextérité et de la patience. Les matériaux employés sont toujours trempés dans l’eau avant d’être utilisés. Jadis, dans les climats chauds, les femmes tressaient peu en été car la forte température asséchait trop vite les fibres qui devaient être remouillées sans cesse. Les climats venteux, quant à eux, les dessèchent et compliquent le travail de la vannière.
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