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Magazines - Tribal Art Automne 2009
Karl-Ferdinand Schädler
Par Sebastian Miller
Introduction
Dr Karl-Ferdinand Schädler est bien connu pour ses importantes contributions au domaine de l’art africain. Les nombreux ouvrages dont il est l’auteur servent aujourd’hui de source documentaire de premier ordre pour les chercheurs et les collectionneurs. La vente de sa collection chez Sotheby’s New York en 1999 comprenait beaucoup de pièces fascinantes, dont l’importante herminette luba figurative, qui mérite sa place au panthéon des chefs-d’œuvre.
C’est un peu par hasard que Schädler s’est intéressé à l’art africain, à l’occasion de sa première mission en tant que conseiller économique en Côte-d’Ivoire en 1964. Accompagné de deux ingénieurs français, sa tache consistait à évaluer un nouveau projet de réseaux de communication pour le pays. La capitale de l’époque, Abidjan, était un carrefour pour l’art africain, parfaitement située entre le Liberia et le Cameroun. Il y fit connaissance de certains acteurs majeurs sur le terrain dont Samir Borro qui possédait une petite galerie à l’époque. Ce bâtiment était situé sur le « Plateau », proche du principal marché pour l’art africain. Bien entendu, ce marché était déjà inondé de faux et de reproductions de masques et de sculptures traditionnels, mais certains objets authentiques étaient encore parsemés ici et là, notamment des objets du quotidien : bracelets en bronze, colliers, poids à peser l’or, tabourets et chaises.
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