Magazines - Tribal Art Automne 2007
Pendentifs tshokwe
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Par Joseph Cornet, spécialiste de l'art du Congo et du Zaïre. Il a été le directeur général de l'Institut des musées nationaux du Zaïre, à Kinshasa.
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Résumé:
L’histoire de l’art du Congo (aujourd’hui République démocratique du Congo) est connue dans ses traits essentiels à travers un grand nombre d’études publiées depuis une trentaine d’années. Mais il arrive parfois qu’une surprise vienne renouveler l’intérêt des historiens de l’art et des collectionneurs. Sans doute est-ce le cas de l’apparition d’un certain nombre de pendentifs chez les Tshokwe.
Á ma connaissance, la seule référence récente qu’on puisse citer au sujet de ces pendentifs est celle d’un ouvrage collectif, dirigé par Manuel Jordán, Chokwe! Art and Initiation Among Chokwe and Related Peoples (1998), où la figure 51 présente un collier de perles bleues portant deux petits masques en ivoire, identifiés aisément comme les réductions de deux exemplaires typiques tshokwe : un mwana pwo (ancêtre féminin) et un tshihongo (esprit masculin) (fig. 1).
Bien sûr, la comparaison avec les pendentifs pende, dits ikhoko (gikhoko au singulier) s’impose. Ce sont de jolis objets en ivoire, en bois, en laiton ou même parfois en aluminium, bien connus et très appréciés. La plupart des ikhoko sont, eux aussi, des répliques miniatures des masques pende, particulièrement des mbuya classiques. De nombreuses et diverses études leur ont été consacrées. Cependant, malgré ces similitudes, force est de reconnaître des différences notables entre ces deux productions, tant au point de vue des formes, comme à propos de leur signification et donc de leur utilisation.
L’existence de pendentifs plus ou moins analogues chez les Tshokwe a été révélée par Léon Bajrach (fig. 2), un acheteur de diamants qui s’est tout particulièrement intéressé aux œuvres d’art et aux coutumes des Pende orientaux et des Tshokwe. Il a fait plusieurs longs séjours en R.D.C., notamment dans la zone congolaise de Tshikapa, au Kasaï-Occidental, de 1976 à 2002, et en Angola, de 1994 à 2004. Une région restée relativement isolée parce que interdite aux étrangers, depuis les années 1920, en tant que zone d’exploitation diamantifère.
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